Communiqué de Presse du COLLECTIF CONTRE LA CONFISCATION DE LA DEMOCRATIE AU BURKINA FASO

TOUS AU RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2015 A 18H00 DEVANT L’AMBASSADE DU BURKINA FASO A PARIS 159 Bd. HAUSSMANN, 75008 PARIS Métro St Philippe du Roule

 

COLLECTIF CONTRE LA CONFISCATION DE LA DEMOCRATIE AU BURKINA FASO

Le Collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso condamne avec la dernière énergie le coup d’État militaire perpétré par le Régiment de Sécurité Présidentielle, faisant basculer le peuple burkinabè dans une période des plus sombres de son histoire. Dans notre déclaration du 23 mars 2015 exigeant la dissolution du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), nous disions ceci : « l’immixtion dans la gestion des affaire de l’État, les tentatives de caporalisation du pouvoir transitoire en disent long sur les velléités du RSP, non seulement de contrôler le déroulement de la transition mais de se maintenir dans l’arène politique au-delà de la transition. De tels comportements démontrent que la garde de l’ère Compaoré rêve toujours du rétablissement d’un modèle de gouvernement qui n’est rien d’autre qu’une dictature militaire constitutionnelle » La prise en otage du président du Faso, chef de l’État, du premier ministre et des ministres, suivi du coup d’Etat constituent en effet un acte criminel qui sonne comme une vengeance du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et de son bras séculier, le RSP, contre le mouvement insurrectionnel des 30 et 31 octobre derniers. La nouvelle junte prône au-delà des mots un retour à la dictature constitutionnelle, à la braderie des libertés individuelles et collectives, le retour de l’Etat d’exception. A l’instar des organisations politiques, syndicales et de la société civile qui appellent à la résistance, notre devoir, en tant que patriotes, démocrates, est de nous dresser en solidarité avec le peuple burkinabè pour faire échec à ce putsch militaire. Face à la gravité de la situation, Le collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso – exige la libération immédiate et sans condition du Chef de l’État, du Premier ministre et des ministres arrêtés – l’arrêt des tirs d’armes à feu dans les quartiers de Ouagadougou et le retour des militaires à la caserne – appelle tous les démocrates en France et en Europe à la solidarité avec le peuple burkinabè en lutte contre la junte militaire et pour la démocratie au Burkina Faso

TOUS AU RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2015 A 18H00 DEVANT L’AMBASSADE DU BURKINA FASO A PARIS 159 Bd. HAUSSMANN, 75008 PARIS Métro St Philippe du Roule

NON AU COUP D’ÉTAT MILITAIRE ! OUI A LA DEMOCRATIE VERITABLE ! Contacts (06 63 97 46 90 ; 06 10 49 22 65 ; 06 80 98 29 86)

Ont signé : – UNIR PS-France (Union pour la Renaissance – Parti Sankariste) – UPC France (Union pour la Progrès et le Changement – Section de France) – MPP France (Mouvement du Peuple pour le Progrès) – PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France) – AEBF (Association des Étudiants Burkinabè en France) – AEBG (Association des Étudiants Burkinabè de Grenoble – Balai Citoyen Paris – CCDB (Comité Culturel pour la Démocratie au Benin) – CIJKAD (Comité International Joseph Ki-Zerbo pour l’Afrique et la Diaspora) – Comores Mouvement Socialiste – Organisation Femmes-Égalité – LPP (La Plateforme Panafricaine) – La Ligue Panafricaine UMOJA – MBDHP-SF (Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples –Section de France) – Pour L’Émergence Africaine, Mouvement pour la Réflexion, la Démocratie et le Développement Durable en Afrique – UGBOF (Union des Burkinabè du Grand Ouest de la France)

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Envoyé par : Jean Paul VANHOOVE <jp.vanhoove@wanadoo.fr>

REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI 18-09-15

Les deniers développements du feuilleton « G7 », les sept signataires de la lettre ouverte à Joseph Kabila, continuent d’alimenter les journaux. La Dynamique pour l’Unité d’Actions de l’opposition s’est réunie mercredi pour l’évaluation du meeting de Ste Thérèse / N’Djili. La Haute Cour Militaire a rendu hier son arrêt définitif sur l’affaire « Floribert Chebeya », Ce verdict d’appel a acquitté quatre des cinq prévenus en cause et réduit, sensiblement, la peine du dernier « lampiste », le commissaire supérieur principal Mukalay. Ce verdict d’appel a surtout confirmé l’impunité de l’intouchable John Numbi.

G7

Forum des As s’intéresse aux conséquences, au sein de la Majorité présidentielle, des révocations et démissions consécutives à l’exclusion des leaders du G7. Cela l’amène à titrer « MP : ruée vers des postes ».       
Le Bureau politique de la Majorité présidentielle a fait savoir que les ministres, membres des partis des signataires du « mémo choc » doivent évacuer les postes qu’ils occupent, à moins qu’ils ne dénoncent la démarche des responsables de leurs formations politiques.  Tout ceci va libérer des postes, selon FdA. En dehors de douze maroquins à libérer au Gouvernement, il y a également des strapontins aux bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale, ainsi que dans les entreprises, énumère ce journal. A l’en croire, l’écrasante majorité des députés nationaux rêvent de rejoindre le Gouvernement en vue d’être réellement aux affaires. Surtout à l’approche des élections. Donc, dans plusieurs états-majors politiques, l’heure est aux tractations pour tirer profit du départ du G7 afin de se positionner utilement par rapport aux postes déclarés vacants.

L’Avenir interroge le sénateur de la majorité She Okitundu sur cette fronde au sein de sa famille politique.         
Pour lui, les deux précédentes lettres du G7 adressées au chef de l’Etat méritaient déjà une exclusion. « Comme vous le savez, le président de la République a toujours été patient pour ça ; par souci de la cohésion de la Majorité, même de bonne entente qui existe au sein de la famille qui compose la Majorité, le président de la République a voulu que ces gens-là fassent amende honorable, puis leur donner encore une chance », fait savoir She Okitundu dans les colonnes de ce journal.        
Interrogé sur le fond du propos des frondeurs qui réclament le respect de la constitution, le sénateur Okitundu affirme qu’il peut donner matière à réflexion. Mais pour lui, « ces gens-là avaient un agenda caché ». « Ils s’inscrivent dans un autre schéma et à mon avis, moi qui a une petite expérience en cette matière, ce sont des gens manipulés, instrumentalisés par une partie de la Communauté internationale qui en veut au pouvoir en place en République Démocratique du Congo », soutient-il.

La Prospérité titre « Révocations, démissions & pressions : G7, la Majorité resserre l’étau ! » et écrit :          
« Le Bureau Politique de la Majorité Présidentielle a proposé aux cadres des partis membres du G7 qui veulent rester aux affaires de renier les chefs de leurs partis. A l’Assemblée nationale, Charles Mwando Nsimba, Premier  Vice-Président,  a démissionné du Bureau, hier,  jeudi 17 septembre 2015. Aux dernières nouvelles, le Rapporteur Norbert Ezadri, du MSR, aurait signifié à ses collaborateurs que le temps de partir était arrivé. Madame Elysée Munembwe, Questeur de l’Assemblée nationale dans le quota de l’ARC, n’a pas encore fait connaître ses intentions. Le Deuxième Vice-Président du Sénat, Philipe Losembe, un élément de l’ARC, et le Rapporteur du Sénat, Modeste Mutinga (MSR), sont aussi devant un choix cornélien. Entretemps, le G7 s’organise et devient une plateforme. Une charte constitutive  serait  en chantier, selon Mwando.     
Difficile, depuis le début de la semaine du 14 septembre, d’écrire sans faire allusion à la crise qui secoue la famille politique présidentielle. Depuis deux jours, la crise, jusque-là caractérisée par des échanges épistolaires, a pris une nouvelle dimension. Elle s’est déplacée au sein des Institutions politiques de la République. On vit, désormais, au rythme des démissions et révocations. Entre les dissidents du G7 et leurs anciens sociétaires, le point de non retour a été franchi. A l’Assemblée nationale, le 1er Vice-Président, M. Charles Mwando Nsimba,  a démissionné du Bureau, hier,  jeudi 17 septembre 2015. Ses collaborateurs, d’après le constat effectué par les journalistes, ne se sont pas présentés au Palais du Peuple. Les portes de son cabinet de service sont restées fermées. Dans la journée, un communiqué du Bureau Politique de la Majorité Présidentielle proposait aux Rapporteur et Questeur de l’Assemblée nationale de se désolidariser des dirigeants du G7, dont ils font partie, s’ils veulent rester aux affaires. Au cas contraire, qu’ils fassent leurs valises. Aux dernières nouvelles, le Rapporteur Norbert Ezadri, du MSR, aurait signifié à ses collaborateurs que le temps de partir était arrivé. Il avait annoncé sa décision, dans la soirée de mercredi 16 septembre, à la réunion ad hoc de la direction politique du MSR, ténue au siège du parti à Kintambo, peu avant le retrait des éléments de la police commis à la garde des lieux. De la manière dont se déroule la séparation, on se demande s’il y aura une cérémonie civilisée de remise et reprise. C’est comme si les émotions l’emportaient sur la raison. Madame Elysée Munembwe, Questeur de l’Assemblée nationale dans le quota de l’ARC, n’a pas encore fait connaître ses intentions. Elle n’est pas encore revenue de ses vacances parlementaires.    
Le Deuxième Vice-Président du Sénat, Philipe Losembe, un élément de l’ARC, et le Rapporteur du Sénat, Modeste Mutinga (MSR), sont aussi devant un choix cornélien : dénoncer la démarche des chefs des partis ou tirer les conséquences de leur solidarité avec eux,  en renonçant à leurs fonctions. Les Ministres membres du G7 ont également un choix à faire. Mushitu Kat Bijou, la Ministre du Genre, issue des rangs de l’UNAFEC, a préféré récuser publiquement son Autorité morale, Gabriel Kyungu. Elle peut ainsi espérer conserver son poste. A l’ACO du Président Banza Maloba, le Député national Pico Mwepu se désolidarise du contenu de la lettre du G7.  En revanche, le Président de l’ARC, Olivier Kamitatu, a bénéficié, jeudi 17 septembre 2015, d’un soutien inconditionnel de l’ensemble de la direction politique du parti. Le Secrétaire général de l’ARC, Bruno Lapika, a réagi qu’il n’avait pas un recours à introduire. Même son de cloche du côté du MSR où le Bureau Politique assume pleinement les conséquences de la lettre du G7. Ce qui est certain est que la plupart des Ministres du MSR sont placés ainsi devant une situation, à la fois, complexe et difficile. En tout cas, Jean-Claude Kibala, de la Fonction Publique,  Dieudonné Bolengetenge (des Affaires Foncières), pour ne citer que ceux-là, devraient se prononcer, à leur tour. Du côté de l’Unadef, Isidore Kabwe Muehu, de l’Agriculture, est tenu à rompre d’avec Mwando ou à le suivre jusqu’au bout. La liste de personnalités devant être dans l’obligation d’obéir ou de se soustraire de nouvelles options du G7,   est donc longue, si l’on regarde bien les noms inscrits dans la composition de différentes   institutions d’appui à la démocratie. Il en est de même avec les assemblées provinciales et les gouvernements provinciaux. Partout, l’on doit les conséquences de l’éjection du G7.   
Dans certains milieux, le dernier communiqué du Bureau Politique de la Majorité Présidentielle donne lieu à des interrogations. Les gens se demandent si la MP, du moins ce qui en reste après l’exclusion du G7, ne cherche pas à recourir à des débauchages pour défenestrer les auteurs de la lettre incriminée. Il n’est pas facile de se retrouver à la place des cadres des partis membres du G7 assis sur des sièges éjectables. S’ils décident de désavouer leurs leaders, pendant combien de temps ils resteront encore aux affaires ? On le saura. C’est tout de même un test de solidité du G7.  Mais, les frondeurs s’organisent. Le G7 devient une plateforme politique. Prochainement, Charles Mwando Nsimba reviendra à la charge,  avec une charte consacrant l’existence et le fonctionnement de cette nouvelle plateforme. Lors d’un point de presse, hier, à l’Hôtel du Fleuve, il a dit que le G7 entend s’affirmer sur les pas de sa nouvelle trajectoire politique
 ».

Pour Le Phare, toute cette polémique n’est que « distraction » ,et son édito paraît donc sous le titre « Majorité Présidentielle : la grande distraction ! ». Il écrit :    
« Pendant que des millions de Congolaises et Congolais attendent d’être fixés sur le nouveau chronogramme des élections et surtout sur la présidentielle et les législatives nationales, hermétiquement verrouillées par le législateur, la Majorité Présidentielle vient d’opter pour ce qui paraît comme une grande distraction. En effet, la crise interne qui couvait au sein de la famille politique du Chef de l’Etat et qui a éclaté au grand jour le mercredi 16 septembre, à travers des « auto-exclusions » et « révocations » au sein du G.7 ainsi que des velléités affirmées de rébellion de la part de cette nouvelle « sensibilité politique », est de nature à détourner l’opinion tant interne qu’externe de vrais enjeux politiques.            
Alors que depuis le depuis le mois de mai, l’attention du grand nombre se focalise sur le projet de Dialogue entre forces politiques et sociales, afin de baliser le chemin devant conduire à des élections réellement démocratiques, transparentes et apaisées, le temps semble s’être arrêté. C’est comme si, avant de poursuivre les actions de refus du glissement des mandats du Chef de l’Etat, des sénateurs, des députés nationaux et provinciaux ainsi que des gouverneurs de provinces, le peuple congolais devrait attendre le dénouement de la crise qui secoue la Majorité Présidentielle ou ses retombées sur les « frondeurs ». C’est comme si avant de reparler du Dialogue, du calendrier électoral, du fichier électoral, de la libération des prisonniers politiques et d’opinions, de la réouverture des médias fermés, du respect des droits humains, du retour à l’Etat de droit, une solution doit préalablement être trouvée au contentieux entre la Majorité Présidentielle et un carré de ses sociétaires. 
A ce sujet, des spéculations vont d’ailleurs dans tous les sens autour de l’avenir politique de Charles Mwando Nsimba, Gabriel Kyungu, Christophe Lutundula, José Endundo et Banza Maloba, notamment après le limogeage d’Olivier Kamitatu de son poste de ministre du Plan et de Pierre Lumbi comme Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de Sécurité. On commence à se demander si le Bureau de l’Assemblée Nationale, le Gouvernement, les Entreprises publiques et la Territoriale ne vont pas faire l’objet de restructuration, pour en extraire les « brebis » galeuses du MSR, de l’ARC, de l’Unadef, de l’Unafec, du MSDD, du PDC et de l’ACO.

Stratégies du pourrissement ?       
On peut s’interroger, au vu du décor du moment, marqué par l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle donnant le feu vert au gouvernement et à la CENI de s’engager dans la voie du glissement, si la Majorité Présidentielle n’a pas finalement choisi la voie du pourrissement de la situation politique, en vue d’obtenir, en douceur une prolongation automatique de la législature en cours. Car, après les tentatives avortées d’une nouvelle révision de la Constitution et de la loi électorale, le pouvoir en place semble avoir trouvé comme palliatifs, pour endormir le camp du refus du glissement, la création de 21 nouvelles provinces non viables, le manque de fonds pour financer le processus électoral, à commencer par l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces.            La « crise » de la Majorité Présidentielle est en train d’être présentée comme un problème national, alors qu’il s’agit d’un « incident » interne qui ne devrait pas perturber la marche de l’Etat, présentement préoccupé par le blocage du processus électoral. Pendant que le grand flou enveloppe de plus en plus la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, jugées prioritaires par la majorité de nos compatriotes, hypothéquant toute perspective du renouvellement des institutions de la République dans les délais requis, la session budgétaire du Parlement risque d’être fortement perturbée.            La population tend même à s’énerver devant le silence du Chef de l’Etat, interdit constitutionnellement de briguer un troisième mandat, qui donne l’impression d’avoir laissé aux « faucons » de sa famille politique le soin de lui négocier un passage en force. La rupture du pré-dialogue avec l’UDPS et la réaffirmation, par l’Opposition, de son rejet de tout glissement lors de son meeting du mardi 15 septembre à la place Sainte Thérèse, dans la commune de N’Djili, s’apparentent à des signaux qui n’augurent rien de bon pour la suite du processus électoral.                
Entre-temps, les jours et les semaines passent, creusant des retards manifestement irrécupérables dans le calendrier électoral. Les forces politiques et sociales déterminées à ne pas laisser la Majorité Présidentielle réaliser un « Coup d’Etat constitutionnel » risque de se réveiller trop tard, devant un glissement de fait. Pour ne pas en arriver là, il faudrait qu’elles fassent pression à la fois sur les adeptes du glissement et sur les tenants du respect de la Constitution afin de faire bouger les lignes, c’est –à-dire en contraignant le gouvernement et la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) à agir dans le sens de la concentration des moyens financiers et techniques sur trois scrutins : la présidentielle, les législatives nationales et provinciales. Un regard attentif devrait être porté sur le projet de budget 2016, afin de savoir s’il existe une volonté de financer les scrutins présidentiel et législatif, qui tiennent le plus les Congolais à cœur
 ».

Cependant, même traitant l’affaire G7 de « distraction », Le Phare titre aussi « Rébellion consommée au sein de la MP : le G.7 s’érige en plate-forme ». 
« Au cours d’un point de presse qu’il a animé hier jeudi 17 septembre 2011 au fleuve Congo Hôtel, le doyen des frondeurs, Charles Mwando Nsimba, a annoncé officiellement la naissance d’une nouvelle plate- forme dans l’univers politique congolais, dénommée « G7 », tout en prenant acte de son  exclusion et de celle de ses compagnons de lutte par le Bureau Politique de la Majorité Présidentielle.                    
Alors que son bureau au Palais du peuple était scellé depuis hier jeudi dans la matinée, Charles Mwando Nsimba a annoncé également sa démission de son poste de 1er vice-président du Bureau de l’Assemblée Nationale. Ce vieux routier de la scène politique a rappelé avoir décliné l’offre d’intégrer le gouvernement NGUZ, dans les années ‘90 sous l’ère Mobutu, et souligné que rien ne pouvait l’intimider dans l’affirmation de ses convictions politiques.                  
C’est en âme et conscience qu’il a saisi son courage à deux mains pour signifier, avec le maximum d’élégance, sa démission au speaker de la chambre basse, à travers une correspondance rédigée et déposée selon les règles de l’art.                      
Le président de l’UNADEF n’était pas seul dans ce premier face à face G7 avec la presse. Il était accompagné de ses partenaires politiques, notamment le président de l’ARC, Oliver Kamitatu, fraichement révoqué à la tête du ministère du Plan, du président de l’ADP, Christophe Lutundula Apala, du président du PDC, José Endundo Bononge et Banza Maloba, président de l’ACO.               
Il convient de signaler que Gabriel Kyungu wa Kumwanza (Unafec) et Pierre Lumbi (MSR) s’étaient fait représenter par de hauts cadres de leurs partis.                    
Dans leur coup de gueule, ces frondeurs de la Majorité Présidentielle ont, comme un seul homme, appelé toutes les forces vives de la Nation à se joindre à eux dans un front commun, pour protéger la Constitution et les valeurs de la République.      
Ils ont déploré le fait que la réunion du Bureau politique de Majorité, convoquée le mercredi 16 septembre pour débattre des questions soulevées dans leur lettre ouverte adressée au Chef de l’Etat le 14 septembre, s’est plutôt transformée à un procès politique, sanctionné par un réquisitoire cicéronien.     
« Face à cette dérive, nous avons levé l’option de claquer la porte », a déclaré Mwando Nsimba au nom de ses pairs.                     
Intervenant peu après, Olivier Kamitatu a, pour sa part, invité les cadres de son parti (ARC), encore présents dans les institutions de République (Sénat, Assemblée Nationale, Gouvernement, CENI) de faire le choix, en âme et conscience, entre les valeurs républicaines et les avantages matériels liés à leurs fonctions.

Lutundula dénonce l’extorsion        
Christophe Lutundula a dénoncé, quant à lui, des cas d’extorsion et d’intimidations dont lui-même et ses camarades sont victimes de la part des services de sécurité, depuis leur fronde. L’ancien 1er vice-président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que les matériels de sa radio communautaire « Owoto » de Katakokombe ont été confisqués par un agent de l’ANR pour les ramener à Lodja.            
Il a demandé à ses anciens compagnons de la Majorité Présidentielle de ne pas confondre l’exclusion avec l’extorsion.              
Pour appuyer son camarade, Olivier Kamitatu a également fait état de la visite, de sa résidence ainsi que de celles des autres dissidents par des agents de sécurité. L’ancien ministre du Plan a signalé la mesure du gouvernement de retirer les gardes commis à sa sécurité ainsi que celle de ses autres camarades, principalement l’ancien Conseiller du Chef de l’Etat en matière de sécurité, Pierre Lumbi, dont la maison a fait l’objet d’une fouille systématique.    
« En dépit de toutes ces intimidations, nous continuerons à défendre nos convictions », a affirmé le président de l’ARC.            
Il faut noter quelques députés des partis politiques dirigés par les frondeurs ont répondu à l’appel, notammrnt Konde Vila Kikanda, Molisho, Muhindo Nzangi, Yves Mobando). C’était pour eux une manière de témoigner leur solidarité à leurs leaders.                     
On note que les frondeurs du G7 et leurs anciens compagnons au sein de la Majorité Présidentielle se regardent désormais en chiens de faïence. La rupture est consommée entre les « frères ennemis » de la  famille politique du Chef de l’Etat. L’Arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle sur la saisine de la CENI est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.                     
Les frondeurs ont perçu dans ledit Arrêt une énième tentative de violation de la Constitution votée par referendum en décembre 2005 par des millions des Congolais avant d’être promulguée le 18 février 2006 par le Président de la République.                     
Le G7  a dit non à toutes les velléités de glissement ou de tripatouillage de la loi fondamentale, fruit d’un consensus obtenu après une période de crise politique chronique connue par la République Démocratique du Congo.

Dynamique de l’opposition

La Prospérité révèle que la Dynamique de l’opposition va saisir la justice après les incidents qui ont émaillé la fin de son meeting du 15 septembre à Ndjili.   
Ce journal rappelle qu’un groupe d’inciviques est venu semer le trouble au cours de ce meeting alors que tout s’est passé normalement.      
Cet acte qui a failli gâcher ce grand rendez-vous ne peut rester impuni. C’est pour cette raison que la Dynamique promet de porter plainte officiellement auprès des autorités compétentes contre les personnes physiques et morales clairement identifiées, responsables de cette violence gratuite, écrit le quotidien.

Pour Le Phare, « La Dynamique de l’Opposition déclare l’alternance non négociable ».
« La Dynamique pour l’Unité d’Actions de l’opposition politique congolaise s’est réunie ce mercredi 16 septembre 2015 pour procéder à l’évaluation du meeting populaire qu’elle a organisé le mardi 15 septembre 2015 à la place Ste Thérèse de N’Djili.        
Elle rappelle que l’article 26 de la Constitution garantit la liberté de manifestation et impose aux organisateurs de toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air d’informer par écrit l’autorité administrative compétente. 
La Dynamique affirme que l’organisation du meeting populaire du 15 septembre courant à N’Djili a obéi à toute la procédure requise en la matière, par ailleurs confirmée par la lettre numéro SC/1390/BGV/MPSD/S13/M2/2015 du 11 septembre 2015 du Gouverneur de la Ville de Kinshasa. Celui-ci avait chargé le Commissaire Provincial de la Police Nationale/Ville de Kinshasa ainsi que le Bourgmestre de la Commune de N’Djili de prendre les dispositions sécuritaires habituelles.                  
Aussi, une réunion de sécurité a-t-elle eu lieu le 14 septembre 2015 entre le Commissaire provincial de la Police/Ville de Kinshasa et les représentants de la Dynamique, réunion au cours de laquelle le Commissaire provincial, dans son bureau, a donné toutes les assurances en matière de sécurité. 
Contre toute attente, une bande d’inciviques, des assaillants, membres d’une milice organisée, à la solde d’un pouvoir finissant, est venue brutalement perturber le déroulement pacifique de ce meeting, occasionnant de nombreux blessés inutiles, dans l’indifférence complice de la Police nationale.    
En dépit de tous ces faits malheureux, la Dynamique :

1.    Félicite le peuple congolais en général et les militants, combattants et camarades des différents partis politiques, regroupements politiques, groupes parlementaires de l’opposition ainsi que des associations de la société civile et de la diaspora en particulier pour avoir répondu massivement à ce meeting de vérité auquel environ 70.000 personnes ont pris part. Elle félicite également les membres de la Dynamique de l’Opposition de Goma, de Bukavu et de Butembo qui ont, eux-aussi, clôturé le même jour la campagne de sensibilisation de la population sur l’importance et l’urgence de l’enrôlement de tous les électeurs en vue de la constitution d’un nouveau fichier électoral fiable

2.    Salue le courage et la détermination dont le peuple congolais a fait preuve. Cela démontre que l’esprit des évènements de la semaine du 19 au 25 janvier 2015 est toujours vivant c.à.d. le refus sans appel de voir Monsieur Kabila demeurer au pouvoir au-delà du 19 décembre 2016. Car, le sang de nos martyrs n’a pas été versé pour rien ; Face à la témérité du pouvoir en place, le peuple congolais a, lors de ce meeting, annoncé les couleurs, signes de son unité, en envoyant de nouveau le même message clair: L’alternance démocratique n’est pas négociable. Monsieur Kabila doit partir ; Ainsi, le peuple congolais a cadenassé la Constitution pour son strict respect et a entonné à l’unisson : – Non au glissement, – Non au dialogue,  – Oui à l’alternance démocratique au travers des élections crédibles dans les délais constitutionnels.

3.    Rappelle que le peuple congolais ne se laissera jamais intimider, car il a définitivement chassé la peur. Il tient à la liberté et à la démocratie et est déterminé à les défendre jusqu’au sacrifice suprême ;

4.    Informe l’opinion tant nationale qu’internationale qu’elle va officiellement déposer plainte auprès des autorités compétentes contre les personnes physiques et morales clairement identifiées, responsables de cette violence gratuite ;

Au moment où s’observe au pays un climat politique délétère, caractérisé par l’insécurité généralisée, notamment les restrictions de l’espace politique, les violations des libertés individuelles et politiques, les violations massives des droits de l’homme, les arrestations arbitraires, les enlèvements, les intimidations ainsi que les menaces de mort dirigées particulièrement contre les leaders politiques de l’Opposition et les activistes de la société civile, la Dynamique lance un vibrant appel patriotique au peuple congolais à s’armer davantage de vigilance, à surveiller le comportement du pouvoir en place et à se tenir prêt à prendre son destin en main afin de barrer la route à un pouvoir grabataire, mieux agonisant, devenu une menace sérieuse pour notre peuple et pour la survie de la République ».

(Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.     
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir pour les fraudeurs ! NdlR)

Affaire Chebeya

« Chebeya : tous les prévenus acquittés, sauf Mukalay… » titre Le Phare, qui écrit : 
« La Haute Cour Militaire a rendu hier jeudi 17 septembre 2015 son arrêt définitif sur l’affaire « Floribert Chebeya », du nom du célèbre activiste des droits humains retrouvé mort dans la périphérie de Kinshasa, le 2 juin 2010. Depuis la salle d’audience de la Prison centrale de Kinshasa, ce verdict d’appel a acquitté quatre des cinq prévenus en cause et réduit, sensiblement, la peine prononcée contre le commissaire supérieur principal Mukalay par le premier juge.                   
En effet, alors que le premier juge, la Cour militaire, avait prononcé la peine de perpétuité contre cet officier de la police, le verdict en appel l’a condamné à 15 ans de servitude pénale principale. Le colonel Mukalay, convient-il de le rappeler, croupit déjà dans cette prison depuis 2010, année de son arrestation.                     
Cette décision de justice a provoqué un tollé d’indignation de la part des activistes des droits de l’homme présents dans la salle estimant que les quatre autres policiers ont été acquittés sans motivation satisfaisante. Par ailleurs, estiment-ils, l’instruction en appel n’a pas permis de tirer les conséquences de nouvelles révélations sur les faits entourant l’assassinat et l’éventuelle implication du Général Numbi. Ces révélations avaient été effectuées par l’ex-Major Paul Mwilambwe (condamné en RDC et en fuite au Sénégal) et Kalala Kalao, le chauffeur privé du Commissaire supérieur principal Mukalay.            
Pour rappel, le corps sans vie de Floribert Chebeya, Président de l’ONG congolaise « La Voix des Sans Voix » et figure emblématique de la défense des droits humains en RDC, a été retrouvé dans son véhicule le 2 juin 2010, en périphérie de Kinshasa. La veille, il s’était rendu à l’inspection générale de la Police Nationale Congolaise sur rendez-vous, où il devait en principe rencontrer le général John Numbi, alors Inspecteur Général. Le corps de son chauffeur, Fidèle Bazana, n’a toujours pas été retrouvé.                
Huit officiers de police ont été accusés d’association de malfaiteurs, d’assassinat et d’enlèvement, de possession illicite d’armes de guerre, de désertion et de terrorisme. Cette affaire a été jugée par la Cour Militaire de Kinshasa-Gombe, au premier degré, où un arrêt fut rendu en date du 23 juin 2011 condamnant cinq accusés, dont le principal est le Commissaire supérieur principal Mukalay, reconnu comme commanditaire de l’assassinat.            Cette décision était insatisfaisante aux yeux des parties civiles sur certains points. Ainsi, selon elles, elle omettait de déterminer avec précision et sur la base d’éléments de preuve, les faits ainsi que les responsabilités individuelles des accusés. Plus précisément, la décision ne contenait aucune information sur les mobiles personnels des accusés, leur rôle respectif dans l’assassinat, les circonstances et la préparation du complot, etc. En conséquence, les parties civiles ont interjeté appel devant la Haute Cour Militaire.            
En appel, seuls cinq de ces huit officiers ont été jugés pour assassinat, enlèvement et détention illégale d’armes. La Haute Cour Militaire a requalifié l’infraction d’enlèvement retenu pour Fidèle Bazana en assassinat. Toutefois, l’instruction en appel n’a pas permis de tirer les conséquences de nouvelles révélations sur les faits entourant l’assassinat et l’éventuelle implication du général Numbi. Ces révélations avaient été effectuées par l’ex-Major Paul Mwilambwe (condamné en RDC et en fuite au Sénégal) et Kalala Kalao, le chauffeur privé du Commissaire supérieur principal Mukalay.  «Les enquêtes conduites de manière superficielles au premier degré n’ont pas été suffisamment développées en appel, et le verdict de ce jour témoigne des réponses judiciaires lacunaires aux violations subies par les défenseurs des droits humains en RDC », a aussi regretté Josselin Léon, Chef de mission d’Avocat Sans Frontières en RDC
 ».

Par Aaron M. Bendelo

Urgent Pour diffusion immédiate RD Congo – Communiqué Kinshasa, le 17 Septembre 2015

Urgent

Pour diffusion immédiate

RD Congo – Communiqué

Kinshasa, le 17 Septembre 2015

JED demande au CSAC de faire cesser la diffusion dans les médias congolais d’un spot qui fait l’apologie de la violence

« Journaliste en danger (JED), Organisation dédiée à la défense et à la promotion de la liberté de l’information, observe, avec une grande appréhension, la diffusion depuis plusieurs semaines sur quelques chaînes de télévision à Kinshasa, et dans certains réseaux sociaux, d’un Spot de propagande en faveur de la tenue du Dialogue national intitulé : « A nous de décider », peut-on lire dans une lettre adressée, jeudi 17 septembre 2015, au Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) par le Secrétaire général de JED, Tshivis Tshivuadi.

Dans ce document audiovisuel dont l’auteur n’est pas identifié, on voit des images vantant les réalisations du Pouvoir en place, et à côté desquelles sont juxtaposées des scènes de violences et de chaos enregistrées en RDC lors des élections de 2006 et 2011, et dans certains pays étrangers secoués par des troubles politiques. Puis une voix disant : « C’est à nous de choisir…; choisir la paix ou le chaos ».

Pour JED, il n’y a aucun doute que ce Spot a été pensé et monté dans des officines politiques dans le but manifeste de faire peur et d’un conditionnement psychologique de la population, au moment où une grande controverse s’installe dans la classe politique autour de la nécessité ou non de la tenue du Dialogue initié par le Chef de l’Etat.

« Le message tendancieux et dangereux consistant, sournoisement, à présenter les élections à venir en RDC comme synonymes d’un chaos annoncé, n’est ni plus ni moins, qu’une tentative de manipulation de l’opinion, et une apologie de la violence intolérable », martèle JED.

Dans cette correspondance envoyée notamment au Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, aux Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’au Ministre des Médias, JED a tenu à souligner la responsabilité qui incombe à l’instance de régulation des médias qui a la charge de « veiller au respect de la déontologie en matière d’information », et a rappelé l’article 6 de la loi organique du CSAC qui interdit, à travers les médias, l’apologie du crime, l’incitation à la violence, et toute autre forme de discrimination.

« On sait que pour déclencher la violence, il suffit de peu de choses : d’un silence complice ou de quelques mots qui véhiculent un poison haineux. Par conséquent, JED estime qu’il est encore temps de faire baisser la fièvre qui s’est emparée de notre pays ; et qu’il est du devoir du CSAC , et de toutes les autorités qui nous lisent en copies, de ne pas laisser instrumentaliser la presse, de ne pas la détourner de sa mission, et de ne pas la soumettre à une violence facile ; mais au contraire de la libérer, de favoriser son indépendance et sa prospérité, et de lutter contre ses prédateurs », conclu la correspondance.

Pour tout contact :

Journaliste en Danger (JED)

374, avenue Colonel Mondjiba, complexe Utexafrica, galerie Saint Pierre, Commune de Ngaliema

Kinshasa/RD Congo

Téléphone : +(243) 99 99 96 353, +(243) 81 99 96 353

jedkin@jed-afrique.org

www.jed-afrique.org

APPERCU SUR LA SOCIETE CIVILE DU NORD-KIVU EN GENERAL ET DELA VILLE DE GOMA EN PARTICULIER

APPERCU SUR LA SOCIETE CIVILE DU NORD-KIVU EN GENERAL ET DELA VILLE DE GOMA EN PARTICULIER

  1. ORIGINE ET HISTORIQUE

Le concept « Société Civile » date des années 1990 avec l’annonce du multipartisme en République Démocratique du Congo, à cette époque République du Zaïre ; cela avec la tenue de la « Conférence Nationale Souveraine – CNS » où non seulement plusieurs partis et regroupements politiques mais aussi des mutualités, des associations et des organisations avaient été créées.

Ainsi les différentes mutualités, associations et organisations constituaient ce que l’on appelle « Société Civile », et à cette époque la Société Civile était alliée des Partis Politiques de l’Opposition regroupes au sein de l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale et Alliés en sigle USORAL.

Le contexte a donc évolué et aujourd’hui la Société Civile est devenue autonome et indépendante et mene tous ses actions sans aucune influence soit-elle, et du pouvoir à tous les niveaux que des partis politiques et de la majorité et de l’opposition politique.

  1. STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT

II.1. Structuration

La Société Civile est structurée au niveau provincial de la manière suivante :

  1. L’Assemblée Générale – AG ; organe suprême composé de toutes les associations, organisations, plate-formes, collectifs, coalitions, synergies, réseaux,…
  2. Le Bureau de Coordination – BC ; organe de gestion et d’exécution composé d’un Président, de deux Vice-Présidents, d’un Rapporteur Général et son Adjoint, d’un Trésorier et son Adjoint ainsi que des Conseillers ;
  3. La Commission de Contrôle – CC ; organe de contrôle et de surveillance composée d’un Président, d’un Rapporteur et d’un Membre ;
  4. Les Groupes Thématiques – GT ; groupes techniques de travail constitués des organisations membres de différentes composantes ayant des expertises dans tel ou tel autre domaine ; actuellement la Société Civile compte 14 Groupes Thématiques dont :
  • Sécurité (Armée, Police et autres Services de Sécurité) ;
  • Genre et Violences Basées sur le Genre) ;
  • Justice et Droits Humains ;
  • Gouvernance Locale, Décentralisation, Elections et Parlement ;
  • Gouvernance Economique, Climat des Affaires et Partenariat Public et Privé ;
  • Fonction Publique et Statistique ;
  • Nouvelles Technologies de l’Information, Medias et Culture ;
  • Infrastructures et Transport ;
  • Mines, Energie, Electricité, Eau Potable et Hydrocarbure ;
  • Agriculture, Développement Rural et Dynamique Communautaire ;
  • Education et Recherche Scientifique ;
  • Santé et VIH / SIDA ;
  • Environnement, Assainissement, Eau et Forêt ;
  • Protection Sociale.

Il faut souligner que la même structuration se trouve au niveau des villes, des territoires, des chefferies, des secteurs et le cas échéant au niveau des cités et des groupements.

 

II.2. Anciens et actuels animateurs

Ici nous allons nous appesantir seulement sur les Présidents le cas échéant les Vice-Présidents par période.

II.2.1. Au niveau provincial (Province du Nord-Kivu)

II.2.1.1. Anciens animateurs

  1. De 1998 à 2004 : Signalons ici qu’il y avait deux ailes.

La première sous la présidence de Monsieur MAYOGI puis de Maître Feller LUTAITCHIRWA MULWAHALE (Actuel Vice-Gouverneur)

La deuxième sous la présidence de Monsieur Valérien KENDAKENDA N’ZANCHU

  1. De 2004 à 2011

Président : Jason LUNENO MAENE

II.2.1.2. Actuels animateurs

De 2011 à 2015

  • Président : Thomas d’Aquin MUITI LUANDA MUSTAPHA
  • Vice-Président                 : OMARI KAVOTA (Ce dernier avait démissionné en novembre 2014)

II.2.2. Au niveau urbain (Ville de Goma)

II.2.2.1. Anciens animateurs

  1. De 1998 à 2004 
  • Président : TEYITEYI
  • Chargé des Relations Publiques : Djento MAUNDU BWENGE
  1. De 2004 à 2008
  • Président : Richard BAYUNDA MUHINDO
  • Vice-Présente : Georgine BURUME

Il faut souligner que cette équipe avait abandonné en cours mandat ; et une transition avait été mise sur pied et dirigée par :

  • Président ai : Flavien CIZA GWAZIMIRE
  • Rapporteur : Nestor BAUMA
  • Relations Publiques : Djento MAUNDU BWENGE

 

  1. De 2008 à 2012
  • Président : Djento MAUNDU BWENGE
  • Vice-Président                 : Nestor BAUMA BAHETE

 

II.2.2. Actuels animateurs

De 2011 à 2015

  • Président                 : Me Gauthier MISONIA (Ce dernier avait démissionné en début 2015)
  • Vice-Président                 : Jean-Pascal MUGARUKA (Assume l’intérim)

 

  • RELATIONS AVEC LA MAIRIE DE GOMA

En temps de sécurité apparente ; la Société Civile entretien de bonnes relations de collaboration avec la Mairie de la Ville de Goma ; et toutes deux travaillent comme des partenaires.

Mais temps des cas d’insécurité ou de toute autre situation qui prote atteinte à la paix, qui viole les droits de l’homme ou qui ne répond pas aux besoins et aux intérêts de la population ; lorsque la Société Civile veut mener des actions en vue de revendiquer les droits de la population ; cette dernière est considérée par la Mairie comme un ennemi, et particulièrement s’il s’agit d’organiser des marches ou autres manifestations pacifiques, la Mairie use de tout son pouvoir pour vouloir empêcher ces dernières.

  1. RELATIONS AVEC LE GOUVERNEMENT PROVINCIAL

Soulignons ici que les mêmes relations avec la Mairie vont aussi avec le Gouvernement Provincial et que donc ; en temps de sécurité apparente ; la Société Civile entretien de bonnes relations de collaboration avec la Mairie de la Ville de Goma ; et toutes deux travaillent comme des partenaires.

Et en temps des cas d’insécurité ou de toute autre situation qui prote atteinte à la paix, qui viole les droits de l’homme ou qui ne répond pas aux besoins et aux intérêts de la population ; lorsque la Société Civile veut mener des actions en vue de revendiquer les droits de la population ; cette dernière est considérée par la Mairie comme un ennemi, et particulièrement s’il s’agit d’organiser des marches ou autres manifestations pacifiques, la Mairie use de tout son pouvoir pour vouloir empêcher ces dernières.

  1. RELATIONS AVEC L’ASSEMBLEE PROVINCIALE

L’Assemblée Provinciale étant un organe législatif ; les relations entre la Société Civile et cette dernière ne peuvent qu’être bonnes ; car l’Assemblée Provinciale ne cesse de consulter la Société Civile pour toute question d’intérêt provinciale et nationale ; voir même l’associer à certaines de ses activités, et vice-versa.

  1. RELATIONS AVEC LES PARTIS POLITIQUES DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

En temps de sécurité et de paix apparentes ; la Société Civile entretien de bonnes relations de collaboration avec les partis politiques de la majorité ; et toutes deux travaillent comme des partenaires.

Mais en temps des troubles politiques ; les relations entre la Société Civile et les Partis Politiques de la Majorité ne sont pas tellement bonnes car ces derniers ont tendance à traiter et à considérer la Société Civile comme des opposants et donc des alliés des Partis Politiques de l’Opposition.

  • RELATIONS AVEC LES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION

Notons ici que la pyramide change car en temps de sécurité et de paix apparentes ; la Société Civile est considérée par les Partis Politiques de l’Opposition comme des collaborateurs des Partis Politiques de la Majorité et parfois des corrompus par le pouvoir en place.

Mais en temps des troubles politiques ; les Partis Politiques de l’Opposition sollicite parfois une collaboration ou un soutien avec les acteurs de la Société Civile afin d’adhérer et d’appuyer leurs différentes actions de revendication.

  • ROLE DE LA SOCIETE CIVILE DE LA VILLE DE GOMA DANS LA LUTTE CONTRE L’INSECURITE DANS LA VILLE DE GOMA

En matière de lutte contre l’insécurité, le rôle de la Société Civile ne consiste qu’à faire des actions de :

  • Lobbying, de plaidoyer ; cela à travers des contacts auprès des autorités urbaines afin de définir ensemble des mécanismes et stratégies pour lutte contre ce fléau ;
  • Campagnes de sensibilisation et de conscientisation de la population pour leur auto-prise en charge en matière de leur sécurité et de leur bien par l’instauration des « Dynamiques Communautaires » ;
  • Dénonciation à travers des communiqués de presse, des alertes, des appels à actions urgentes adressés auprès des autorités urbaines, provinciales et nationales et le cas échéant avec amplifiation aux partenaires tant sous-régionaux, régionaux et internationaux à tous les niveaux et aux Agences et Systèmes des Nations Unies, voir même le Secrétaire Général et au Conseil de Sécurité des Nations Unies.
  1. ACTIONS DE LA SOCIETE CIVILE DE LA VILLE DE GOMA FACE A L’ERADICATION DE CERTAINS GROUPES ARMES : Cas du CNDP et du M23

Face à l’éradication de certains Groupes Armés entre autres le CNDP – Congrès National pour la Défense du Peuple et le M23 – Mouvement du 23 Mars ; la Société Civile de la Ville de Goma n’a pas manqué à mener certaines actions notamment :

  • Plaidoyer et Lobbying ;
  • Dénonciation des différents cas des violations des droits de l’homme et du droit international commis par CNDP et le M23 ; 
  • Sensibilisation et conscientisation de la population ;
  • Etc…

VII.1. Moyens mis en œuvre

Les moyens mis en œuvre ne sont autre que la mobilisation des ressources humaines, matérielles, financières et logistiques disponibles localement ainsi qu’auprès des partenaires tant nationaux, sous-régionaux, régionaux et internationaux épris de la paix et soucieux de voir la population de la ville de Goma, de la province du Nord-Kivu, de la République Démocratique du Congo et de toute la sous-région africaine des Grands Lacs vivre en harmonie, en symbiose, en convivialité, en stabilité et ainsi contribuer au développement et à la reconstruction de cette partie de la planète.

VII.2. Stratégies

Par rapport aux stratégies il faut citer :

  • Plusieurs contacts effectués auprès des différentes autorités, organisations, diplomates et corps accrédités en RDC, aux Agences et Systèmes des Nations Unies, aux Représentants Spéciaux du Secrétaire des Nationaux, au Secrétaire Général et au Conseil de Sécurité des Nations Unies,…
  • Participation comme observateur aux différentes tables de négociation parmi lesquelles la « Conférence de Goma de 2008 », les Négociations de Kampala entre le Gouvernement Congolais avec le M23,…
  • Organisation des séances sensibilisation, de conscientisation et de restitution permettant aux acteurs de la Société Civile de prendre telle ou telle autre position ;
  • Production, publication et diffusion des « Rapports, des Communiqués de Presse,… » en rapport la situation sécuritaire et des droits de l’homme pendant les époques où le CNDP et le M23 et autres Groupes Armés étaient très actifs dans la Province du Nord-Kivu ; cela non seulement par la Coordination Provinciale, la Coordination Urbaine de la Ville de Goma mais aussi par certaines organisations et plate-formes parmi lesquelles : le Centre pour la paix et les Droits de l’Homma – Peace and Human Rights Center (CPDH-PHRC), l’Actions des Chrétiens pour la Paix et le Développement (ACPD), l’Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD), le Centre de Recherche pour l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO), le Collectif des Organisations des jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI-RDC), le Réseau d’Organisations des Droits Humains, d’Education Civique et de Paix (RODHECIP), le Réseau Provincial des ONGDHO (REPRODHOC/Nord-Kivu) ; ainsi que les différentes plate-formes des organisations féminines ;
  • Organisation des conférences – débats et des points de presse ;
  • Etc…

 

 

  1. LA SOCIETE CIVILE DE LA VILLE DE GOMA FACE AUX PROCESSUS ELECTORAUX

VIII.1. Elections de 2011

Par rapport aux élections de novembre 2011 ; des acteurs de la Société Civile y ont participé, non seulement comme des « Observateurs » mais aussi comme partie prenante en ce qui concerne la « Sensibilisation de la Population en vue de se participation effective et avctive au processus électoral » ; cela comme électrice et éligible à toutes les instances concernées notamment les législatives nationales et la présidentielle.

Par rapport aux constants pour les différentes candidatures, fort est de remarquer qu’au niveau présidentiel il n’y avait aucune femme ; et que seulement au niveau de la députation nationale, il y avait cas même des femmes candidates, malheureusement aucune d’entre-elles n’était pas passée au niveau de la ville de Goma ; cela malgré que les femmes constituent plus de 53 % de la population Congolaise et donc celle aussi de la ville de Goma.

Parlant de la crédibilité des élections ; il ya lieu de confirmer que dans une compétition électorale voir même du football ; il doit y avoir un gagnant et un perdant et les contestations ne peuvent pas manquer de part et d’autre ; et que donc il faut respecter le Scor annoncé part l’arbitre, et pour les élections il faut accepter les résultats de l’organe habilité qui est la CENI – Commission Electorale Nationale Indépendante, tel que entériné par la Cour Constitutionnelle.

VIII.2. Prochaines élections éventuelles

Sans trop commenter il ya lieu de souligner que par rapport aux éventuelles élections du cycle 2015 – 2016 ; la Société Civile continue à y émettre beaucoup de doutes de suite de différentes troubles et turbulences politiques y compris même l’ingérence de certaines institutions de la république dans les attributions des unes et des autres et particulièrement de la CENI.

  1. LA SOCIETE CIVILE APRES LES ELECTIONS EVENTUELLES DE 2016

Dans le cas où ces élections auraient lieu la Société Civile va continuer à encadrer la population en matière d’éducation civique ; et dans le cas contraire la Société Civile va jouer son rôle de Chef du Village entre les différents acteurs politiques et de la majorité présidentielle et de l’opposition politique et pour la population elle va toujours continuer à la sensibiliser à la culture de la non-violence et à ne pas être manipuler ou adhérer aveuglement à des idéologies politiques sans en savoir ou connaître les tenants et les aboutissants.

  • CONCLUSION

La Société Civile reste donc une structure citoyenne, indépendante, autonomie, impartiale, sans partie prie ; et qui doit mener ses activités en toute quiétude, en toute liberté et sans aucune influence ni injonction de la part ou de qui que ce soit ; pouvoir, acteurs politiques de toute tendance que ce soit.

La Société Civile avec tous ses démembrements dont les composantes, les plate-formes, les Groupes Thématiques, doit donc œuvrer en faveur des populations sans discrimination aucune notamment en défendant ses intérêts primordiaux, entre autres leurs droits culturels, sociaux et économiques ainsi que leurs droits civils et politiques ; cela à tous les niveaux.

Produit par          : Nestor BAUMA BAHETE

                                Coordonnateur du CPDH-PHRC

                                Team Leader Adjoint Groupe Thématique Sécurité

                                0853246934 – 0992858558

E-mail : nestorcpdh@gmail.com

RDCongo: REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI 17-09-15

Si l’on considère que l’information consiste avant tout à décrire ce qui se passe en politique, donc à rendre compte de démarches convulsives exécutées en tous sens et à grand bruit, sans trop savoir où l’on va mais en y courant à toute allure, alors on doit considérer que l’actualité du jour, dans les journaux de Kinshasa, est particulièrement riche. Les journaux parus ce jeudi évoquent les dernières évolutions au sein de la Majorité présidentielle dont ont été exclus les signataires de la lettre ouverte adressée à Joseph Kabila. Une lettre dans laquelle ils appelaient le chef de l’Etat à l’alternance politique. Des ordonnances signées hier par Joseph Kabila portent, d’une part, révocation d’un membre du Gouvernement et d’un Conseiller du cabinet présidentiel et, d’autre part, nomination des Conseillers spéciaux.

G7 / les faits

Lors de la réunion du Bureau Politique de la Majorité Présidentielle, MP, de ce 16 septembre 2015 à laquelle ont été conviés de nombreux invités – même des personnalités non membres du Bureau Politique -, il a été proposé d’entrée de jeu à l’assistance de prendre acte de l’auto-exclusion du G7 du fait d’avoir écrit une lettre posant au Président de la République, Joseph Kabila Kabange, des problèmes fondamentaux auxquels le pays est confronté ce jour ayant notamment trait au respect de la Constitution… Constatant que ce faisant, le Bureau Politique de la MP refuse d’aborder ces problèmes, le G.7 s’est retiré de la salle.         
Le G.7 confirme le contenu de sa lettre du 14 septembre en cours et appelle toutes les Forces vives de la Nation à s’y pencher et à y trouver des solutions.

Ces formations politiques, à savoir : le MSR, ARC, Unafec, Unadef, ADP, PDC et ACO “se sont auto-exclus”, selon Lambert Mende s’exprimant au nom du bureau politique de  la famille politique du chef de l’Etat, mercredi 16 septembre, pour avoir réclamé, dans leur lettre, la tenue des élections dans les délais constitutionnels afin de parvenir à l’alternance démocratique en 2016.

Il est à remarquer que, suivant une habitude bien congolaise, et aussi répandue dans l’Opposition que dans la Majorité, il a été fait usage de la notion d’« auto exclusion ». Tout qui exprime un désaccord avec la direction d’un parti – ou d’une coalition de partis – est réputé s’être exclu lui-même. C’est évidemment bien commode et on y gagne du temps, mais il est difficile d’y voir une quelconque trace du « débat démocratique ! D’autant plus que « le parti », cela veut dire en général le Président ou « l’autorité morale » qui considère le parti comme sa chose…

Quel « poids » représente en réalité le G7 ? Les sept partis signataires de la lettre à JKK comptent septante-huit sièges sur plus de trois cents que compte la Majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.

Le Mouvement social pour le renouveau (MSR) que pilote Yves Mobando Yogo, sous l’autorité morale de Pierre Lumbi, vient en tête des partis frondeurs de la Majorité présidentielle avec environ trente-deux députés nationaux.

L’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC) d’Olivier Kamitatu Etsu aligne quinze élus nationaux tandis que l’Avenir du Congo (ACO) de Dany Banza Maloba en compte neuf.

L’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de Gabriel Kyungu wa Kumuanza et le Parti démocrate chrétien (PDC) de José Endundo alignent chacun huit députés à l’Assemblée nationale.

Frappée également de l’auto-exclusion de la MP, l’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef) de Mwando Nsimba a cinq sièges à la chambre basse du Parlement alors que l’Alliance des démocrates pour le progrès (ADP) compte un seul député.

Le G7 de la Majorité a également des responsables au sein d’autres institutions du pays notamment à la présidence de la République et au gouvernement.

Dans sa lettre, le G7 a par ailleurs critiqué le dernier arrêt de la Cour constitutionnelle qui conditionne le lancement du processus électoral par l’organisation prioritaire des élections des gouverneurs des vingt-et-une nouvelles provinces pour lesquelles le gouvernement n’a pas prévu de budget. Ces frondeurs ont également dénoncé des «manœuvres inavouées » pour ne pas respecter la constitution, imputant à la Majorité une « stratégie suicidaire ». 

G7 / les commentaires de la presse

Le Phare parle « d’une guerre ouverte chez les kabilistes ». Il écrit :          
« Comme on le pressentait, le Bureau Politique de la Majorité Présidentielle s’est réunie en urgence hier mercredi 16 septembre 2015 en vue d’examiner la situation créée en son sein par la lettre adressée, en date du 14 septembre, à son « Autorité Morale », Joseph Kabila, par un groupe de ses membres réunis au sein du G.7. Le contenu de cette correspondance était d’autant pertinent que les signataires, à savoir Charles Mwando Nsimba (Unadef), Gabriel Kyungu wa Kumwanza (Unafec), Olivier Kamitatu (ARC), Christophe Lutundula (MSS/DD), José Endundo Bononge (PDC), Yves Mobando (MSR) et Banza Maloba (ACO), faisaient savoir leur souci de voir le Chef de l’Etat respecter scrupuleusement la Constitution. Cette exigence se voulait un refus catégorique de tout glissement de mandat du Chef de l’Etat, du découpage territorial précipité, du blocage de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces, etc. Bref, ils invitaient le patron de leur famille politique à bien lire les signes du temps, de manière à ne pas tomber dans les travers de la tentative manquée de tripatouillage de la Loi électorale, en janvier dernier. Dans une déclaration lue par Lambert Mende, qui s’est improvisé porte-parole de la Majorité Présidentielle, le Bureau Politique reproche aux « frondeurs » de faire le jeu de l’Opposition dans sa perception des facteurs de blocage du processus électoral et dans sa lecture des intentions non dévoilées du Chef de l’Etat. Compte tenu de leur vision politique qui ne cadre plus avec celle de leur « Autorité morale », l’instance dirigeante de la MP a pris acte de leur « auto-exclusion » et les a invités à en tirer eux-mêmes les conséquences. Le fait le plus cocasse qui a retenu l’attention des observateurs est que les « frondeurs » ont confirmé leur désaccord avec leurs compagnons politiques en claquant bruyamment la porte. C’était en signe de protestation contre  ce qu’ils ont perçu comme leur auto-exclusion programmée, en l’absence de tout débat au sujet des griefs mis à leur charge.   
Les auteurs de ce « crime de lèse-majesté » enregistré hier n’étaient autres que Charles Mwando Nsimba de l’Unadef, Gabriel Kyungu wa Kumwanza de l’Unafec, Christophe Lutundula du MSDD, José Endundo du PDC, Konde Vila Kikanda de l’ARC (qui représentait Olivier Kamitatu), Muhindo Nzangi du MSR (qui représentait Yves Mobando) et Banza Davy de l’ACO. A leur tour, ceux-ci ont fait parvenir à plusieurs rédactions de la place leur communiqué rédigé quelques minutes après l’incident, dans lequel ils signalent avoir pris acte de leur auto-exclusion, tout en affirmant assumer l’intégralité du contenu du mémorandum envoyé à Joseph Kabila le lundi 14 septembre 2015.     
Les analystes politiques pensent que cette fois, la Majorité Présidentielle et le G.7 sont, plus que jamais, tout proches de la rupture. Les sons discordants constatés chez les uns et les autres, pendant que le processus électoral est plombé et que le Dialogue qui devait favoriser le dégel politique entre la Majorité et le pouvoir devient de plus en plus hypothétique, font craindre à de lendemains de tous les dangers pour le pays. En principe, avant d’aller vers les autres forces politiques et sociales, la Majorité Présidentielle devrait résoudre sa crise interne. Le décor politique du moment présente une famille politique présidentielle divisée, en face d’une Opposition également souffrant du virus de la division. Les deux camps attendent-ils que la « rue » siffle la fin de la récréation ? Nul ne le sait
 ».

« Ce que l’on pressentait depuis quelques temps a fini par se réaliser », lance Forum des As.        
Le ministre Olivier Kamitatu du Plan et le conseiller spécial Pierre Lumbi, qui n’étaient plus en odeur de sainteté avec l’Autorité morale et une bonne partie des membres de la Majorité présidentielle, ont finalement été révoqués, écrit FdA pour qui les observateurs regrettent que les deux précités n’aient pas anticipé en tirant les conséquences de leurs actes.  
Dans la suite de ces révocations, Forum des As annonce que Mwando Nsimba, vice-président de l’Assemblée nationale, un autre signataire de la lettre, va démissionner ce jeudi. Des sources croisées révèlent que l’élu de Moba et patriarche du Katanga pourrait déposer sa démission du poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, écrit le quotidien. Une façon, précisent ces sources, pour Charles Mwando de tirer les conséquences de la prise de position de son regroupement politique. Si l’intéressé a gardé silence toute la journée d’hier, certains de ceux qui le connaissent, jugent vraisemblable cette option, fait savoir le journal.

L’Avenir s’intéresse aux conséquences de l’exclusion des leaders du G7 de la MP sur la configuration du Parlement. Cet acte aux graves conséquences politiques exige que les concernés quittent les postes qu’ils occupent dans les bureaux de deux chambres parlementaires, soutient le journal.    
Puisque deux des chefs de partis politiques signataires ont été révoqués du Gouvernement et du cabinet du chef de l’Etat, y aura-t-il le désaveu des députés à leurs chefs des partis politiques ?, s’interroge le quotidien.

Les réactions des partis dont les leaders ont signé la lettre ouverte ne sont unanimes.

La Prospérité titre « Affaire G7 : le MSR se radicalise ! »,     
C’est de bonne guerre, fait remarquer ce journal. Et de poursuivre qu’en politique, il faut toujours savoir s’assumer. C’est-ce qu’il convient de comprendre de la réunion du Bureau politique du Mouvement Social pour le Renouveau élargi aux Députés et Sénateurs. Dans la soirée d’hier, mercredi 16 septembre 2015, au siège national de leur Parti, à Kintambo, les bonzes du MSR ont passé au peigne fin, la situation politique de l’heure ; caractérisée par la position du G7, qui a choisi de se retirer de la réunion du Bureau Politique de la Majorité présidentielle, après que ses membres aient refusé d’examiner le contenu de la lettre que ce groupe a adressé au Chef de l’Etat. Puis, les membres du Bureau politique du MSR se sont appesantis sur l’Ordonnance de révocation de Pierre Lumbi, Autorité morale du MSR, en sa qualité de Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité. Après échanges et délibérations, le Bureau Politique du MSR, par le biais du Porte-parole du Parti, Laurent Simon Ikenge, a produit un communiqué de presse. Dans sa teneur, ce communiqué fixe les membres du Parti, l’opinion nationale et internationale, sur la position du Parti consécutivement à ces deux faits. L’on retient que le Bureau politique du MSR exprime son soutien indéfectible au G7, dans son combat pour le respect de la Constitution et des valeurs républicaines et démocratiques. Le MSR considère que ce sont là, des seuls gages d’une paix durable dans notre pays, note La Prospérité.       
Ainsi, dit La Prospérité, le Bureau politique du MSR élargi aux députés et sénateurs, s’est aussi penché sur la décision de révocation de Pierre Lumbi, conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité. Sans trop de commentaires, note le journal, les cadres de cette formation politique réaffirment leur soutien à Pierre Lumbi. Ils disent maintenir leur confiance dans la lutte que ce dernier mène,  depuis plusieurs décennies, pour la fondation et l’émergence d’un Etat de droit au Congo.       

Les cadres de l’Unafec de Kyungu wa Kumwanza ont adopté une tout autre position. Dans une déclaration publiée mercredi, il disent avoir appris avec « regret et indignation » que leur leader fait partie des « frondeurs », écrit La Prospérité dans un autre article. Ce journal reprend d’ailleurs l’intégralité de ce communiqué dans lequel on peut lire: « La signature de Monsieur Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza n’engage que lui et lui seul et non l’UNAFEC ». Dans ce communiqué l’Unafec « réaffirme son appartenance à la Majorité présidentielle et réitère son soutien indéfectible au président de la République ».

L’Avenir se rue sur cette déclaration politique pour titrer que « l’Unafec désavoue Kyungu wa Kumwanza ».          
En effet, ce quotidien indique dans une déclaration lue hier mercredi 16 septembre 2015 dans la soirée, le bureau politique de l’Union Nationale des Fédéralistes (Unafec), en ce  compris les députés nationaux de l’Unafec ont désavoué publiquement l’action individuelle menée par Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza en ce qu’il a engagé le parti sans en avoir la qualité.

Une référence historique, « Le G7 sur les traces de treize parlementaires », fleurit à la Une du Potentiel. Il estime que les frondeurs de la MP sont sur les traces de 13 parlementaires, « qui ont fissuré de l’intérieur l’édifice du MPR » de Mobutu.       
Pendant la deuxième République, un groupe de treize parlementaires avait adressé une lettre célèbre au président Mobutu, rappelle ce journal. A l’époque, ces personnalités réclamaient notamment l’ouverture d’espaces de liberté, le respect des prescrits de la constitution. Le Potentiel trouve une similitude avec la situation qui prévaut actuellement au sein de la Majorité présidentielle. Changement de décors et de temps, le G7 vient d’emprunter la même voie, juge ce journal. Le G7 est en passe de devenir, par la force des choses, l’espoir de la démocratie en RDC, écrit le quotidien. Comme l’ont été les 13 parlementaires…

Limogeages et nominations

« Restructuration du cabinet du Président de la République », annonce ce matin le bulletin quotidien de l’ACP. Il rapporte que Joseph Kabila a restructuré son cabinet par la nomination de nouveaux conseillers aux termes des ordonnances lues mercredi à la télévision nationale (RTNC).

« Retombées de l’auto exclusion du G7 », écrit Forum des As qui titre, « Big-bang au sein de l’espace politique ».    
FdA fait remarquer qu’après la révocation d’Olivier Kamitatu et de Pierre Lumbi, des motions contre Mwando Nsimba sont en gestation à l’Assemblée nationale. Le même journal note qu’hier, au cours de sa réunion élargie à d’autres sociétaires, le Bureau politique de la Majorité présidentielle a été sans pitié face à la dernière lettre du G7 (groupe de sept partis) adressée à l’Autorité morale. Il s’est agi de la lecture du mémo en présence des concernés avant que le Bureau ne prenne acte de ce qu’il considère comme l’auto exclusion du G7. Et comme conséquences, il s’en est suivi le limogeage du ministre Olivier Kamitatu du Gouvernement et du conseiller spécial du chef de l’Etat Pierre Lumbi. 
FdA rappelle les retombées du memo du G7 et titre :Olivier Kamitatu et Pierre Lumbi frappés. Dans son commentaire, ill indique qu’on le sentait déjà avec la réplique, hier à l’ouverture de la session de septembre à l’Assemblée nationale, d’Aubin Minaku. Prenant à contre-pied la position du groupe de sept partis dit « G7 de la Majorité présidentielle », le speaker de la chambre basse exigeait, le processus électoral à la base. Et lorsque fut annoncée la réunion du Bureau politique de la Majorité, cela renseignait déjà sur une décision face à la situation créée par le G7, note le quotidien. C’est de la sorte que, sans surprise, le Bureau politique a pris acte de « l’auto exclusion » du G7. Aussi, ce que l’on pressentait depuis quelques temps a fini par se réaliser, écrit FdA.

La Prospérité qui s’intéresse à la nomination de Kikaya Bin Karubi et consorts titre : « Cabinet de Joseph Kabila, voici la liste de nouveaux conseillers spéciaux ! » Il en ressort que la scène politique Rd Congolaise est en train de subir des profondes transformations. Hier, le mercredi 16 septembre 2015, après avoir révoqué son ministre du Plan, Olivier Kamitatu, puis limogé son conseiller spécial en matière de sécurité, Pierre Numbi, Joseph Kabila a signé l’ordonnance n° 15/071 portant nomination de conseillers spéciaux en diverses matières.    
Au-delà du limogeage de Lumbi et Kamitatu, Kabila nomme Barnabé Kikaya et consorts !, renseigne par ailleurs La Prospérité. Ce journal qui prône des actions pour la démocratie et le développement écrit que le Bureau Politique de la Majorité Présidentielle qui s’est réuni, en matière répressive, non pas à la ferme présidentielle de Kingakati, mais dans une salle à la Gombe, a eu la main lourde. A l’unanimité, le Bureau Politique a constaté l’auto-exclusion du G7 de leur famille politique. Cela dit, les membres du G7 devaient en tirer les conséquences, indique le quotidien.

Monusco

Radio Okapi nous apprend que « le respect de la constitution est un impératif pour un climat apaisé, estime la Monusco », d’après les déclarations de Prosper Félix Basse, porte-parole de la Monusco. Le strict respect de la constitution congolaise est un impératif pour avoir un climat apaisé en République démocratique du Congo, a affirmé mercredi 16 septembre, le porte-parole de la Monusco, Prosper Félix Basse. Il répondait à une question des journalistes au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies. 
La Monusco se félicite aussi de la dynamique politique observée depuis le début de cette semaine en RDC, avec notamment la lettre de G7 et le meeting de l’opposition qui a eu lieu mardi 15 septembre.     
« En faisant mention premièrement de cette lettre du G7, je pense que d’abord un, il faudra se féliciter de cette dynamique. Ça veut dire qu’on voit que toutes les sensibilités peuvent s’exprimer », s’est réjoui Prosper Félix Basse. 
Sept partis de la Majorité présidentielle (MP), surnommé « G7 » ont adressé, lundi 14 septembre, une lettre ouverte au président Kabila pour demander, notamment le respect « absolu de la constitution », sur les échéances électorales prévues en 2015-2016, estimant que face aux contraintes financières, les élections locales- jamais organisées dans le pays- devaient être reportées au profit de la présidentielle, des législatives, des sénatoriales et des provinciales. A ce sujet, Félix Prosper Basse déclare : « Evidemment, vous savez, au moins nous nous accordons sur une chose c’est le respect de la Constitution congolaise. Je pense que ceci est un impératif pour avoir un climat apaisé, pour pouvoir avoir des élections futures apaisées. »         
Il a aussi souligné que la Monusco a constaté « la rupture du dialogue entre les membres de la Majorité présidentielle et l’UDPS ». «Mais je pense qu’il ne faut pas restreindre justement toutes les activités politiques à deux entités qui sont l’UDPS et le PPRD. A terme, il faudra que les gens s’entendent quand même pour aller à l’essentiel. L’essentiel c’est la mise en œuvre du jeu démocratique en RDC », a poursuivi Félix Prosper Basse.       
La Monusco réaffirme par ailleurs sa disponibilité à faciliter le dialogue politique en RDC conformément à son mandat qui l’autorise d’assurer les bons offices. « Nous avons aussi dans le cadre de notre mandant les bons offices à conduire. On ne peut pas les forcer. Mais leReprésentant spécial nous a dit qu’il se tenait prêt à faciliter ce dialogue si toutefois les parties le sollicitaient pour ça », a ajouté Félix Prosper Basse.

Mais, souligne Le Phare, il a aussi été question de nouvelles violences à l’Est. Et de titrer « Nord-Kivu : retour en force des groupes armés ! ».    
« Le porte-parole militaire a.i. de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RD Congo(Monusco), le commandant Jean-Marie Joseph Gonçalves, a fait état d’une recrudescence des activités des groupes armés dans la partie Est du pays, hier mercredi 16 septembre 2015 depuis la ville de Goma où il se trouve. Durant cette conférence de presse, le casque bleu a illustré quelques cas d’exactions perpétrées par des éléments de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF), des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda(FDLR), des Mayi Mayi Hira, etc. au Nord-Kivu. « Dans le territoire de Beni, la situation sécuritaire pendant la période sous examen a été globalement instable et tendue. Les activités négatives des éléments de l’ADF ont constitué la principale menace à la situation sécuritaire dans ce territoire. Pendant la période sous examen, quatre incidents majeurs liés aux activités négatives des éléments de l’ADF et ceux du groupe Mayi-Mayi Hira, ont été rapportés », a-t-il indiqué.   
Les 8, 9 et 10 septembre 2015, des rebelles de l’ADF ont tendu des embuscades aux troupes des FARDC basées dans la région située entre Makembi et Jericho, à 6 kilomètres au Sud-est d’Eringeti, mais également à Bamale, situé à 4 kilomètres au Sud-est de Mavivi, et à Masulukwede, situé à 6 kilomètres à l’Est de Mavivi. Les soldats congolais ont riposté et repoussé les assaillants.        
Le 10 septembre 2015, vingt-deux (22) éléments du groupe Mayi-Mayi Hira en provenance de Mamambimbi (environ 9 kilomètres au Nord-ouest de Mamove), armés de 2  armes AK-47, un fusil de chasse, couteaux et lances, ont attaqué les positions des FARDC situées à Mamove, à 17 kilomètres au Nord-ouest d’Oicha, dans le but apparent de récupérer des armes, munitions et autres équipements logistiques. Les soldats des FARDC ont repoussé l’attaque avec succès, tué 6 assaillants et arrêté 4 autres. Douze miliciens se sont échappés.            
Le 11 septembre 2015, des rebelles de l’ADF ont pillé la localité de Mangolikene, située à 8 kilomètres à l’Est de Beni, et pendu 1 civil qui résistait au pillage. Cependant, le 15 septembre 2015, 1 homme et 1 femme ont été tués et une 1 autre femme blessée, au cours d’embuscade tendue par des éléments armés non identifiés à un convoi des Casques bleus à Kokola. « La femme blessée a été évacuée pour sa prise en charge médicale, par la Force de la MONUSCO, vers l’hôpital d’Eringeti » a souligné le commandant Gonçalves.            Il convient de noter que l’activisme des rebelles des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) a également été rapporté dans d’autres territoires de cette province, durant la semaine écoulée. Ceux-ci ont intensifié des attaques de la guérilla durant la semaine écoulée, contre les Forces de Défense et de Sécurité congolaises, ainsi que les populations civiles.                    
Dans le territoire de Lubero, par exemple, le 8 septembre 2015, des éléments supposés appartenir aux FDLR ont enlevé 2 civils à Mighobwe, situé à 42 kilomètres au Sud de Lubero, et demandé 4000 dollars américains pour leur libération. Dans le territoire de Rutshuru, les rebelles des FDLR ont tendu des embuscades et attaqué les unités des FARDC à Kisheguru (15 kilomètres au Nord de Kiwanja) et à Kashalira (38 kilomètres au Nord-ouest de Rutshuru-centre).

En colère, la Société civile dénonce un relâchement      
Préoccupé par la persistance des actes terroristes perpétrés par les ADF-NALU en territoire de Beni, le Centre d’Etude pour la promotion de la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CEPADHO), Organisation non gouvernementale des droits de l’homme, a révélé que l’attaque des islamistes survenue le soir de mardi 15 septembre a coûté la vie à 3 Civils dont Delema KATANGA KAMWEMBIA(36ans, commerçant et candidat à la députation provinciale du parti MSR) ainsi ses filles KAVIRA KIKOHWA(18ans) et KAHAMBU KYANGA Yvette(15ans), tous Habitants de MAI-MOYA. « Les 3 civils tués étaient à bord d’une moto et revenaient du village ERINGETI pour MAIMOYA, en Groupement de BAMBUBA-KISIKI, dans le Secteur de BENI-MBAU, au nord du Territoire de BENI.                   
Lesdits civils avaient été surpris entre UPIRA et KOKOLA (sur la route nationale no.4) les terroristes en plein mouvement de délocalisation de l’Est (MUTARA, APARKING) vers l’Ouest (en direction de la Province de l’ITURI) », ont indiqué les sources du CEPADHO.             Le  CEPADHO note aussi que depuis un bout de temps, une sorte de relâchement s’observe dans la pression militaire contre les ADF en profondeur dans le Parc National de Virunga. Il attire l’attention des autorités militaires et de la MONUSCO sur le fait qu’en ces jours, les terroristes ADF ont repris les libres navettes dans leurs anciens bastions à l’instar de NADUI, MUTARA, APARKING, MAKEMBI et CHUCHUBO, profitant d’un certain relâchement dans la pression contre eux dans le Parc.              
Concernant les 4 véhicules interceptés successivement par les braqueurs, entre 20h50 et 21h15 dans la nuit de mardi à ce mercredi 16 septembre, à RWANGUBA(9km-sud de Goma) dans le Groupement de KIBATI, sur la route nationale no.04, l’ONG a fait un bilan d’argent et de téléphones ravis, alors que les assaillants ont tiré à bout portant sur certains civils à bord des véhicules, faisant 1 mort et 2 blessés graves. Ils ont également kidnappé un aide-chauffeur  du véhicule ACTROS, visiblement aux fins d’exiger une rançon en échange. La personne tuée à la suite de cette embuscade est Mr BUHOZI, agent de la DGDA-BUNAGANA qui était à bord du véhicule en carburant. Il convoyait au compte de la DGDA les véhicules, pour besoin d’assistance au dépotage à GOMA, après dédouanement à BUNAGANA. Fusillé à RWANGUBA, la victime a succombé vers 3h00 à l’Hôpital HEAL AFRICA de GOMA. Quant aux 2 blessés admis dans la même Structure médicale, l’un ayant reçu une balle dans son bassin est dans un état très critique.        
Enfin, choqué par l’assassinat le soir de mardi 15 septembre courant de CHARLOTTE NDEZE, soeur du Mwami NDEZE de la Chefferie des BWISHA en territoire de RUTSHURU, le Cephado a rappelé que la victime âgée d’une cinquantaine d’années, mariée à MAKORO (Assistant à l’ISP-RUTSHURU) et habitant à RUTSHURU-CENTRE (Chef-lieu du Territoire de Rutshuru) a été tuée vers 19h00 dans sa cuisine, à son domicile situé à quelques mètres du Bureau du Territoire. L’inconnu armé lui a logé d’une balle dans la tête, ce dont elle a succombé.
            
« Notre Organisation craint que CHARLOTTE NDEZE soit victime d’un règlement des comptes, étant donné que l’assassin n’a rien demandé avant son forfait et n’a rien pris après son coup. C’est pourquoi, nous invitons les autorités locales, particulièrement l’Auditorat Militaire de Garnison de RUTSHURU, à diligenter des enquêtes sérieuses afin d’appréhender l’assassin qui court et d’identifier les commanditaires de ce crime » a conclu le coordonnateur, Kavota ».

Actualités du processus électoral

En présence de ses collègues Rapporteur et Rapporteur Adjoint, le Vice-président de la CENI, André MPUNGWE SONGO a, au nom de l’Abbé Apollinaire MALUMALU, reçu ce mardi, 15 septembre 2015, l’Ambassadeur Chef de Mission de l’UE dans la région des Grands Lacs, Jean-Michel DUMOND qu’accompagnaient Bertrand SORET, Chargé d’Affaires de l’UE en RDC, Daniel Hachez, Chef de Coopération et Thomas KIRCHNER, le nouveau Chef de section chargé du programme gouvernance politique à l’UE. La réunion avait comme objectif de s’informer précisément sur le niveau d’avancement du processus électoral, le Calendrier électoral, le budget des élections et de dresser une évaluation précise de l’environnement électoral congolais.         
Durant près d’une heure, les diplomates européens ont été suffisamment briefés sur la marche du processus électoral en RDC avec ses défis du moment. Le Vice-président de la CENI a fait savoir à son interlocuteur que le processus poursuit son cours. Il a notamment évoqué l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui a fait suite à la requête de la CENI en rapport avec l’élection des Gouverneurs, les consultations initiées par le Chef de l’Etat avec les forces vives de la nation dont l’issue finale est attendue ainsi que la question du financement des élections qui est toujours sur la table. Toutes ces initiatives ont pour finalité de concourir à la bonne marche du processus électoral en République Démocratique du Congo, a-t-il ajouté.     
En ce qui concerne la réévaluation du calendrier électoral, la CENI s’est dite ouverte à toutes les propositions dans un cadre conforme à la loi avant d’envisager un éventuel réaménagement du Calendrier électoral.   
D’autre part, la CENI a annoncé la clôture dans la plupart des juridictions des contentieux électoraux, ce qui va permettre à la CENI de publier très prochainement les listes définitives des candidats aux élections législatives provinciales sur l’ensemble du territoire national. La CENI attend donc que lui soient communiqués tous les arrêts des Cours d’appels du pays pour se prononcer valablement.   
Le Vice-président MPUNGWE SONGO, complété par le Rapporteur Jean-Pierre KALAMBA MULUMBA de la CENI, ont saisi cette opportunité pour informer leurs hôtes des défis qui guettent le processus électoral : la révision de la loi portant identification et enrôlement des électeurs afin d’ouvrir légalement la voie à l’enrôlement des nouveaux majeurs et le financement global des élections. Ce dernier point a particulièrement fait l’objet d’insistance de la part des officiels de la CENI qui ont souhaité voir les promesses de la Communauté internationale se traduire rapidement en actes palpables.     
Le Vice-président de la CENI a remercié les visiteurs pour la profondeur des échanges et Monsieur Jean Michel DUMOND qui est venu présenter par la même occasion le nouveau chef de section chargé des affaires politiques de l’UE a déclaré à la presse que sa délégation poursuit des consultations tant avec les officiels congolais qu’avec les Etats membres pour un accompagnement efficient du processus électoral en RDC.   
(Si l’on traduit cela en termes simples : la CENI  a assuré qu’elle s’agite beaucoup et s’est efforcée de persuader l’UE qu’il fallait décaisser beaucoup d’argent pour lui permettre de continuer, alors qu’il n’est toujours pas question de reconnaître la nullité des élections passées. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.     
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir pour les fraudeurs !

Par Aaron M. Bendelo

Revue de presse 17 septembre 2015

Madame, Monsieur,

Veuillez trouver ci-joint la revue de presse de ce jeudi 17 septembre 2015.

http://point.un.org/MONUSCO/Lists/Press%20Clips/Attachments/1270/Revue%20de%20presse%2017%20septembre%202015.pdf

Revue de presse
17 septembre 2015

En réaction à la lettre qui lui a été adressée par le G7 lui demandant de respecter la Constitution et de préparer l’alternance dans la sérénité, le Président Kabila a limogé son conseiller en charge de la Securité, Pierre Lumbi, et le ministre du Plan, Olivier Kamitatu, deux des grandes figures qui animent la fronde au sein de la Majorité présidentielle. «Le respect de la Constitution est un impératif pour avoir des élections apaisées», c’est ce qu’a déclaré le porte-parole de la MONUSCO lors de la conférence de presse des Nations Unies tenue hier à Kinshasa. Pour sa part, le chef de la Mission onusienne rappelle que la restauration de l’autorité de l’Etat reste plus le grand défi pour le développement dans l’est de la RDC, et plus particulièrement dans les territoires d’Irumu et de Mambasa. Tels sont le sujets qui dominent l’actualité dans la presse quotidienne kinoise, ce jeudi 17 septembre 2015.
«Olivier Kamitatu et Pierre Lumbi révoqués : les autres signataires doivent tirer les conséquences de leur acte.»,  titre le quotidien L’Avenir. En effet, suite à la lettre adressée par le G7 au Président Kabila, ce dernier a signé deux ordonnances révoquant Oliver Kamitatu de son poste de ministre du Plan, et Pierre Lumbi de son poste de conseiller du chef de l’Etat en charge de la sécurité. «C’est une réponse du berger à la bergère, qui découle du mémorandum adressée par sept partis politiques de la Majorité présidentielle au Président de la République  et autorité morale de la MP. Le sort des autres signataires ne fait plus de doute : ils doivent tirer eux-mêmes les conséquences de leur choix, quitter la Majorité presidentielle et rejoindre les rangs de l’opposition.», souligne le journal.

La Référence Plus informe que, dans l’ordonnance présidentielle lue à la télévision publique, il est reproché à Pierre Lumbi et Olivier Kamitatu d’avoir « gravement manqué aux devoirs déontologiques auxquels sont soumis les membres du gouvernement notamment l’obligation de réserve et de discrétion en toute circonstance». Réagissant sur twitter, M. Kamitatu a déclaré : « Je prends cette révocation comme un grand honneur qui m’est fait dans le combat pour le respect de la Constitution et de l’intérêt national». Le bureau politique de la Majorité présidentielle, qui s’est réuni pour discuter de la lettre adressée par le G7 au Président Kabila, estime que les auteurs du mémorandum se sont auto-exclus de la MP.  Dès lors, il ne leur reste plus qu’à tirer la conséquence logique de leur décision.

« Mwando : démission attendue ce jeudi », c’est le titre qui barre la une du quotidien Forum des As. En effet, selon le journal, Charles Mwando Nsimba, qui est un membre éminent du G7, pourrait rendre son tablier ce jeudi 17 septembre. « Des sources croisées révèlent que l’élu de Moba et patriarche du Katanga pourrait déposer sa démission du poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale. Une façon […] de tirer les conséquences de la prise de position de son regroupement politique », rapporte le journal. Avec l’exclusion du G7 de la MP, on devrait assister à une recomposition de l’espace politique national. « La recomposition de l’espace politique congolais est désormais en marche, car de nouvelles alliances devraient voir le jour dans les prochains jours ou mois, en prévision des prochaines élections. Tout est possible. D’anciens partis de la majorité pourront rejoindre le camp de l’opposition et vice-versa », soutient le journal.

Le Potentiel souligne que Pierre Lumbi et Olivier Kamitatu sont les premières victimes de la lutte pour le respect de la Constitution. Selon le journal, le G7 écrit une nouvelle page de l’histoire politique de la RDC. A trois reprises, «les réformateurs», comme ils se définissent, ont saisi par écrit le chef de l’Etat, en des termes sans équivoque, sur le respect de la Constitution. « Sur les traces des célèbres treize parlementaires qui ont fissuré de l’intérieur l’édifice Mouvement Populaire de la Révolution (MPR), le G7 vient de franchir le rubicon, en lézardant la maison MP. Pierre Lumbi et Olivier Kamitatu en sont les premières victimes », soutient le quotidien.

La nécessité du respect de la Constitution était également un des sujets à l’ordre du jour de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies tenue ce mercredi 16 septembre à Kinshasa. Le Potentiel rapporte que, au cours de cette conférence de presse, le porte-parole de la MONUSCO, Félix Prosper Basse, a affirmé que le strict respect de la Constitution congolaise est un impératif pour avoir un climat politique apaisé. « Evidemment, vous savez, au moins nous nous accordons sur une chose, c’est le respect de la Constitution congolaise. Je pense que ceci est un impératif pour avoir un climat apaisé, pour pouvoir avoir des élections apaisées.», a-t-il déclaré. Sur la question de la rupture du dialogue entre le principal parti de l’opposition, l’UDPS, et le PPRD au pouvoir, Félix Basse a indiqué que la MONUSCO était prête à faciliter le dialogue si les différentes parties concernées en exprimaient le besoin. « Nous avons aussi, dans le cadre de notre mandat, les bons offices à conduire. On ne peut pas les forcer. Mais le Représentant spécial  (du SG de l’ONU) nous a dit qu’il se tenait prêt à faciliter ce dialogue si toutefois les parties le sollicitaient pour ça».

« Irumu et Mambasa : Martin Kobler plaide pour la restauration de l’autorité de l’Etat », titre La Tempête des Tropiques. En effet, au cours de sa dernière visite à Bunia, le chef de la MONUSCO a rappelé que «la restauration de l’autorité de l’Etat dans les territoires d’Irumu et de Mambasa reste le plus le grand défi pour le développement de ces entités de la province de l’Ituri». Il a soutenu que le rétablissement de l’autorité de l’Etat passe par la restauration de la confiance entre les services de sécurité et la population. Martin Kobler a également salué les efforts des FARDC et de la MONUSCO pour réduire la capacité de nuisance des miliciens de la FRPI dans la chefferie de Walendu Bindi et des Maï-Maï Simba dans le territoire de Mambasa. Il a par ailleurs reconnu que les défis restent énormes. « La MONUSCO ne peut pas remplacer le gouvernement. Quatre policiers dans Bukiringi, c’est insuffisant. La police et l’armée doivent garantir la sécurité pour la population», a-t-il conclu.

Bien cordialement

A.D.
Abdourahmane DIALLO, Public Information Officer
Office of the Spokesperson | Public Information Division|
MONUSCO, Kinshasa-Gombe, DR Congo
Ext. 175 – 6024 or +243 81 890 6024, Cell.  +243-840-321-366
E-mail: diallo57@un.orgrahman.diallo@hotmail.com
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REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI 11-09-15/

L’actualité dans la presse congolaise reste toujours dominée par l’arrêt rendu le 08 septembre 2015 par la Cour constitutionnelle au sujet de la requête introduite par la CENI en rapport avec le processus électoral. Les journaux de ce vendredi commentent la sortie médiatique de Lambert Mende, ministre de la Communication et Medias et porte-parole du Gouvernement en réaction à cet arrêt. Comme d’autre part le presse publie des commentaires dudit arrêt et donne des nouvelles du blocage des négociations Pouvoir/UDPS, cette RP sera donc une fois de plus très « électorale ».

Arrêt de la Cour constitutionnelle en rapport avec le processus électoral

L’Avenir titre à la Une : «Arrêt de la Cour constitutionnelle: Lambert Mende recadre le débat».    
Dans un point de presse animé mercredi dans son cabinet de travail, Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias a donné la position de son Gouvernement sur l’arrêt rendu le 8 septembre 2015 par la Cour constitutionnelle, rapporte le journal. 
Le porte-parole du Gouvernement a aussi précisé que le Premier ministre n’avait jamais déclaré qu’il n’y a pas d’argent pour les élections des Gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces nouvellement créées. Plutôt, il a dit que l’insertion des élections des nouveaux gouverneurs intérimaires venaient perturber les prévisions budgétaires, parce que non prévues. Face à cette exigence, le gouvernement devra repartir vers l’autorité budgétaire, qui est le Parlement, afin de voir comment insérer cette rubrique et permettre à la CENI de faire son travail.        
(Il n’a donc jamais été question d’argent qui manque, mais seulement d’argent qui n’est pas là ! Si vous ne voyez pas la différence, renoncez à faire de la politique ! NdlR)

Le Phare titre « Arrêt de la Cour constitutionnelle : Mende évoque le caractère irrévocable des décisions »         
« Après les critiques de la Dynamique de l’Opposition qui rejette l’arrêt de la Cour constitutionnelle relatif à l’installation des nouvelles provinces, le gouvernement vient à son tour de réagir.         
C’est par la bouche de son porte-parole, Lambert Mende Omalanga que la réaction de l’Exécutif national est arrivée. C’était au cours de la conférence de presse qu’il a animée, hier jeudi 10 septembre, au studio d’enregistrement de la Rtnc2.       
La communication introductive de Lambert Mende avait deux points, à savoir : les réactions suscitées par l’arrêt de la Cour constitutionnelle à la requête de la Ceni, et la décision d’interdiction de diffusion du film du Belge Thierry Michel « L’homme qui répare les femmes : la colère d’Hipocrate ».         
Concernant l’arrêt de la Cour constitutionnelle, rendu le 8 septembre à la requête de la Commission Electorale Nationale Indépendante, le porte-parole du gouvernement a évoqué le caractère irrévocable des décisions de cette haute cour en guise des réponses aux critiques de l’opposition.       
Quant au deuxième point, Lambert Mende n’a pas caché son étonnement ou mieux sa colère face à la correspondance du réalisateur belge Thiery Michel lui adressée, dans laquelle il le menace en lui promettant de connaître le sort du maréchal Mobutu, même s’il ne l’a pas nommément cité. Dans ladite correspondance, l’auteur du film interdit de diffusion en RDC dit au ministre Mende qu’il court le risque d’être enterré à l’extérieur
 ».

Quant à cette réaction de Lambert Mende à propos de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, La Prospérité titre : «Nouvelles provinces : bientôt les mesures exceptionnelles du Gouvernement !».     
Dans le même article, ce journal rapporte que Lambert Mende a dénié à quiconque le droit de critiquer la décision de la Cour constitutionnelle. Pour exécuter l’arrêt de la Cour, le gouvernement s’est déjà mis au travail. Sous peu, des mesures pour administrer les nouvelles provinces seront annoncées au public. Va-t-on nommer les gouverneurs intérimaires, désignera-t-on des hauts fonctionnaires, pour combien de temps resteront-ils en poste? Ça va se savoir, affirme La Prospérité.

Le ministre de la Communication et des Médias a rappelé que « les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours…», écrit La Référence +. 
Ce journal indique qu’au cours de  son point de presse jeudi, le ministre de la Communication et des Medias a souligné le caractère contraignant des décisions de la Cour qui sont obligatoires et s’imposent à tous suivant l’article 168 alinéa 1er de la Constitution.

Forum des As fait état de « Tirs croisés sur la Haute cour ». L’Arrêt de la Cour constitutionnelle, rendu mardi dernier sur la requête de la CENI, continue à faire couler de l’eau sous le pont. Des réactions fusent de toutes parts. Il y a des critiques au vitriol entendues ça et là. L’Arrêt a soulevé la levée des boucliers contre la haute Cour. Celle-ci fait l’objet des tirs croisés, constate FdA. Il cite Christophe Lutundula, député de la Majorité Présidentielle : « Ce juriste bien considéré dans l’hémicycle, reproche à la Cour constitutionnelle d’être allée au-delà de ses compétences et lui dénie le pouvoir de donner injonction au Gouvernement ».     
Christophe Lutundula  reconnait que cette Cour peut user de son pouvoir régalien, souligne FdA, mais, c’est dans le seul cas où la loi est muette sur une question ou en cas d’absence des institutions. 
Pour sa part, l’Opposition anti-dialogue accuse les hauts magistrats qui ont siégé de s’être disqualifiés. Un des juges ayant siégé réplique en rejetant cet argumentaire tout en soutenant que la Cour constitutionnelle a le pouvoir d’injonction sur l’Exécutif lorsqu’elle assume sa fonction de régulation ? C’est ce qu’elle a fait.

« Des hauts fonctionnaires vont gérer les nouvelles provinces », annonce en manchette La Nouvelle République. Ce journal note que la Cour constitutionnelle a rendu, mardi 08 septembre 2015, un arrêt autorisant le gouvernement de prendre « sans tarder les dispositions transitoires exceptionnelles pour faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les provinces » nouvellement créées. Elle a par ailleurs demandé au gouvernement de financer ce scrutin mais, en attendant, de prendre des « mesures transitoires exceptionnelles » pour assurer la gestion de ces nouvelles provinces. Ces dispositions transitoires sont, en réalité, affirme la consœur, l’autorisation à confier provisoirement à des hauts fonctionnaires de l’Etat la gestion de ces nouvelles provinces.

Dialogue

Le Phare aborde le sujet lié au pré-dialogue entre émissaires du pouvoir et de l’UDPS. Il indique que le Secrétaire général de ce parti d’opposition, « Bruno Mavungu est formel : Tshisekedi n’a donné mandat à personne».    
« A la suite des rumeurs les plus folles faisant état de contacts très suivis entre les émissaires du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, et ceux du président national de l’UDPS, Etienne Tshisekedi en Belgique, en Italie et présentement en Espagne, dans l’île d’Ibiza, Le Phare est entré en contact téléphonique hier jeudi 10 septembre 2015, dans l’après-midi, avec le Secrétaire général de ce parti, Bruno Mavungu. Le quotidien de l’avenue Lukusa était surpris de constater que l’homme que l’on annonçait en séjour en terre espagnole, depuis le début de la semaine, à la tête de la délégation de l’UDPS, qui serait occupée à régler les derniers détails du Dialogue avec ceux de la Majorité Présidentielle, se trouve encore à Kinshasa.     
Selon l’intéressé, il était dans l’attente de la sortie de son visa à l’ambassade de Belgique, en vue de se rendre incessamment à Bruxelles, en consultation auprès du chef de son parti, Etienne Tshisekedi. Interrogé au sujet de l’état d’avancement des tractations entre le pouvoir et l’UDPS, il a martelé que jusqu’à preuve du contraire, Etienne Tshisekedi n’a mandaté personne pour l’engager, en quoi que ce soit, au sujet du projet du Dialogue, qui défraie la chronique depuis le mois de mai.         
Tout en reconnaissant avoir appris, comme tout le monde, qu’il y aurait des contacts informels entre représentants de Kabila et ceux de Tshisekedi, il a tenu à préciser qu’au niveau du staff de l’UDPS, aucune initiative n’a été prise dans ce sens-là. En termes clairs, le parti de la 10me rue Limete n’est pas dans le schéma du glissement, de la formation d’un gouvernement de large union nationale, ni d’une nouvelle transition, comme le laissent entendre certaines mauvaises langues.  
Selon le Secrétaire général Mavungu, les « contacts » entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi s’étaient limités, au mois de mai, à la visite de l’Administrateur général de l’ANR (Agence Nationale de Renseignements), Kalev Mutond au siège de l’UDPS, à Limete, où il était venu informer le staff de ce parti des consultations qu’allait amorcer le Chef de l’Etat. A la suite de cette démarche, il était revenu 48 heures plus tard se faire remettre la « feuille de route » de l’UDPS en rapport avec le Dialogue, telle que publiée le 14 février 2015, sous la signature du chef du parti, avec la promesse ferme de l’amener au Palais de la Nation, en vue de la remettre à son mandant.     
Dans l’entendement de la haute direction de l’UDPS, a indiqué son Secrétaire général, il n’est pas possible d’engager un quelconque pré-dialogue entre les deux parties tant que le Président de la République n’aura pas répondu au mémorandum. Bruno Mavungu estime que tant que Joseph Kabila n’aura pas donné de réponses à l’UDPS, par retour de courrier, à ses préoccupations concernant le format du Dialogue, sa durée, le lieu de sa tenue, la nature de la médiation (nationale, internationale ou encore co-médiation), son ordre du jour (contentieux électoral de 2011, restructuration de la CENI, calendrier électoral consensuel, audit externe du fichier électoral, tenue des élections présidentielle et législatives nationales dans les délais constitutionnels, libération des prisonniers politiques et d’opinions, réouverture des médias fermés, etc.), il n’y aura pas d’avancée dans la voie du Dialogue.      
S’agissant de l’organisation de ce forum, l’UDPS se dit prête à y participer, à condition que soient élaguées toutes les zones d’ombres de nature à favoriser un glissement du mandat du Chef de l’Etat en fonction
 ».

Le Potentiel signale un blocage en Espagne du pré-dialogue Kabila-Tshisekedi.        
Clash en Espagne où, à en croire ce journal, Kabilistes et Tshikedistes se sont retranchés pour un pré-dialogue. Selon des sources évoquées par ce quotidien kinois, les deux délégations ne se seraient pas accordées sur un point précis : celui de la participation de l’UDPS à un éventuel gouvernement issu du dialogue national.     
Alors que le suspense continue d’être entretenu par les cadres de l’UDPS restés au pays, en Espagne, les discussions ne se passent pas comme prévu. On est encore loin de l’enlisement, confirment les mêmes sources. Néanmoins, les négociateurs de l’UDPS se donnent un temps de répit, afin de prendre langue avec le lider maximo, en convalescence à Bruxelles. Le pré-dialogue est à l’arrêt !

(On pourrait avoir envie de savoir combien ce pré-dialogue finira par coûter en frais d’avions et d’hôtellerie à force de se trimbaler de RDC en Italie, à Bruxelles puis dans les Baléares… Mais passons.          
Il est fort probable que la pierre d’achoppement, s’il y en a une, n’est pas une affaire de postes ministériels, mais tient à la question de la facilitation, dont on veut qu’elle ne puisse à aucun prix être suffisamment indépendante pour reconnaître la NULLITE des élections de 2011.        
Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.     
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir pour les fraudeurs ! NdlR)

Un mystérieux message angolais

L’Observateur annonce la visite d’ « un émissaire angolais chez Kabila avec un message de dos Santos ». Le ministre des Relations extérieures angolais, Georges Rebelo Chikoti, est arrivé à Kinshasa mercredi 9 septembre courant, porteur d’un message du président angolais, José Eduardo dos Santos, à son homologue congolais, Joseph Kabila.        
Selon l’agence angolaise de presse (Angop), Georges Rebelo Chikoti s’est rendu dans la capitale congolaise en qualité d’envoyé spécial du Président angolais, José Eduardo dos Santos, pour une visite de deux jours afin de remettre au Président congolais Joseph Kabila un message dont la teneur n’a pas été révélée à la presse.         
L’on sait toutefois que cette visite s’inscrit dans le cadre du processus bilatérale de la responsabilité de l’Angola vis-à-vis de sa présidence à la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL).

Mende et  la colère d’Hippocrate

Comme l’a expliqué Le Phare : La communication introductive de Lambert Mende avait deux points, à savoir : les réactions suscitées par l’arrêt de la Cour constitutionnelle à la requête de la Ceni, et la décision d’interdiction de diffusion du film du Belge Thierry Michel « L’homme qui répare les femmes : la colère d’Hippocrate ».        … .     Quant au deuxième point, Lambert Mende n’a pas caché son étonnement ou mieux sa colère face à la correspondance du réalisateur belge Thiery Michel lui adressée, dans laquelle il le menace en lui promettant de connaître le sort du maréchal Mobutu, même s’il ne l’a pas nommément cité. Dans ladite correspondance, l’auteur du film interdit de diffusion en RDC dit au ministre Mende qu’il court le risque d’être enterré à l’extérieur ».

Dans un  autre article, Le Phare précise « Pas de négociation à propos du film «l’homme qui répare les femmes». Ces précisions proviennent essentiellement de Colette Braeckman

«  A la suite du refus de diffusion du film « l’homme qui répare les femmes » exprimé par le ministre de l’information congolais, Lambert Mende, invoquant la réaction négative des forces armées, une voie de négociation demeurait ouverte. Elle avait été préparée par plusieurs amis congolais et surtout par Kathryn Brahy, déléguée de Wallonie Bruxelles Internationale. Cette perspective demeurait cependant très hypothétique, étant donné que Thierry Michel, de sa propre initiative et sans consulter les autres personnes concernées, dont les producteurs et la co-auteur du film, avait prévenu la presse de la « censure» dont «l’homme qui répare les femmes» avait fait l’objet.              
Malgré tout, il avait été convenu qu’à mon arrivée à Kinshasa, je prendrais contact avec le ministre de l’Information et que nous visionnerions ensemble les passages litigieux, à l’aide d’un traducteur local maîtrisant parfaitement le swahili et le mashi. Si une erreur de traduction avait dû être décelée, elle aurait pu être corrigée, ouvrant ainsi la voie à la levée du veto militaire. Cette solution à l’amiable aurait permis que nul ne perde la face et surtout que la population congolaise puisse prendre connaissance d’un film qui lui était destiné en premier lieu, bien avant les audiences diplomatiques et internationales.                      
Elle n’a cependant pas été possible parce que le coauteur du film, Thierry Michel, de sa propre initiative et sans concertation, prit les devants, prenant l’avis de traducteurs vivant en Belgique. Ces derniers conclurent au fait qu’aucune erreur n’avait été relevée et ce verdict, qui ne découlait pas d’une appréciation croisée, fut largement communiqué.            En outre, alors que le rendez-vous était pris avec le ministre de l’Information, M. Michel prit l’initiative, encore une fois unilatérale, d’adresser à ce dernier un message qui fut jugé « menaçant» et rappelant les derniers jours du maréchal Mobutu (septembre est l’anniversaire de la mort de ce dernier au Maroc).               
A mon arrivée au ministère de l’information, je découvris qu’un traducteur local swahiliphone avait déjà été convoqué la veille, en prévision de notre séance de visionnage. Mais surtout, il apparut que les ponts avaient été rompus entre le ministre et Thierry Michel. Lambert Mende avait tenu le chef de l’Etat informé de ses échanges avec le cinéaste et le président avait tranché contre une diffusion du film au Congo. Plus rien n’était donc possible, la porte entr’ouverte avait claqué.            
Sans préjuger du résultat final de la démarche entreprise (un échec était parfaitement envisageable, les objections du pouvoir congolais étaient peut-être plus radicales qu’un problème de traduction) je ne peux m’empêcher de conclure que, une fois de plus, le réalisateur a communiqué sans concertation sur une question qui concernait plusieurs personnes ayant jusque-là respecté les règles de la collégialité. Qu’il a torpillé une négociation qu’il savait imminente et délicate, en faisant connaître les conclusions de ses propres traducteurs et en interpellant maladroitement le ministre de l’Information. 
Qu’il a, de facto, rendu vains, sinon ridicules, les efforts de plusieurs personnes qui s’étaient efforcées de trouver une solution à l’amiable, car elles pensaient que la priorité devait être donnée au droit de la population congolaise à voir ce film qui lui était destiné.
Mais je conclus aussi que sur le plan médiatique international, le réalisateur, en plus de décrédibiliser le pouvoir congolais a assuré la publicité de son film et renforcé sa propre position de victime de la censure … 
»

Jeune Afrique, sous le  titre « Lambert Mende maintient la décision d’interdire le documentaire sur Denis Mukwege », commente :    
« Kinshasa n’en démord pas : le film consacré au combat du gynécologue congolais Denis Mukwege en faveur de milliers de femmes violées dans l’est sera bel et bien définitivement interdit en RDC. Le gouvernement congolais accuse désormais le réalisateur d’avoir proféré des “menaces” contre son porte-parole, Lambert Mende.      
L’affaire a éclaté le 2 septembre, quand Kinshasaavait annoncé l’interdiction de diffuser le documentaire. Les autorités congolaises ont alors fait valoir que ce documentaire, récompensé par plusieurs prix internationaux, témoigne d’une « volonté manifeste de nuire » à l’armée congolaise et de « salir » son image.          
Depuis, le réalisateur belge Thierry Michel et Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais et ministre des Médias et de la Communication se livrent à une passe d’armes. Lambert Mende a ainsi accusé le cinéaste de faire mentir dans son commentaire les témoignages en langues swahili et mashi de personnes apparaissant à l’écran. Ce que le réalisateur a par la suite démenti.    
« Suite à des demandes d’un réexamen » de l’interdiction, décriée en RDC et à l’étranger, « nous avions mis sur pied une commission chargée de corriger la traduction malencontreuse pour une plus fidèle, en vue d’une éventuelle autorisation de diffusion », a expliqué jeudi Lambert Mende, qui avait signé l’autorisation de tournage de l’équipe.

Des menaces contre Lambert Mende ?     
Cependant, le porte-parole a affirmé que le réalisateur n’avait « pas trouvé mieux » que de lui « adresser des menaces d’une violence incroyable ». Selon Lambert Mende, Thierry Michel lui aurait déclaré que comme le dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997), il ne serait pas enterré dans son pays s’il refusait de « diffuser son documentaire en l’état ». 
« Qu’un étranger vienne menacer un ministre au lieu d’introduire un recours normalement contre une décision, on ne doit pas trouver cela normal. C’est pourquoi la décision a été gelée. Pour moi, elle ne sera plus revue : ce film reste interdit », a répété Lambert Mende.

Divergences entre les deux réalisateurs du film   
L’Homme qui répare les femmes a été réalisé par Thierry Michel et sa compatriote journaliste Colette Braeckman. Sur son blog, cette dernière explique avoir voulu trouver une « solution à l’amiable » avec Kinshasa, où elle s’est même rendue, afin que « nul ne perde la face et surtout que la population congolaise puisse prendre connaissance d’un film qui lui était destiné en premier lieu ». Elle souligne qu’un « échec était parfaitement envisageable » parce que la RDC avait peut-être d’autres motifs pour justifier l’interdiction, mais accuse Thierry Michel d’avoir « torpillé une négociation qu’il savait imminente et délicate, en faisant connaître les conclusions de ses propres traducteurs et en interpellant maladroitement le ministre de l’Information ».      
Le documentaire montre l’oeuvre du Dr. Mukwege dans son hôpital de Panzi, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Dans cette institution qu’il a créée en 1999, il aide à se reconstruire physiquement et psychologiquement les femmes victimes de viols accompagnés de violences sauvages commis à grande échelle dans l’est de la RDC depuis une quinzaine d’années.

(Quelques remarques nous semblent s’imposer : 
– dire qu’un « échec était parfaitement envisageable parce que la RDC avait peut-être d’autres motifs pour justifier l’interdiction» relève de l’euphémisme, voire de la litote. Il y a une raison fort simple pour laquelle l’interdiction devait être maintenue. On ne voulait pas que « la population congolaise puisse prendre connaissance d’un film qui lui était destiné en premier lieu ». Or, la traduction dont on parle tant, ce sont des sous-titres dont beaucoup de Congolais n’ont pas besoin. Le Swahili est la langue de la moitié de la population congolaise et le Mashi est compris par pratiquement tous les habitants du Sud-Kivu. En outre, les Congolais polyglottes en langues bantoues sont extrêmement nombreux, plus nombreux sans doute que ceux qui peuvent lire à la volée des sous-titres en français !        
– On peut certes estimer que «  sur le plan médiatique international, le réalisateur, en plus de décrédibiliser le pouvoir congolais, a assuré la publicité de son film et renforcé sa propre position de victime de la censure … », mais on doit bien constater aussi que Mme Braeckman, en se désolidarisant très ostensiblement de son co-auteur a tenu à défendre son visa d’entrée en RDC, élément essentiel de son gagne-pain.       
– Comme  le rappelle Jeune Afrique il y a « des femmes victimes de viols accompagnés de violences sauvages commis à grande échelle dans l’est de la RDC depuis une quinzaine d’années ». Et, parmi les milices susceptibles d’avoir commis ces actes, il y a eu le RCD-Goma, l’une des principales bandes de supplétifs de l’armée rwandaise. L’un des responsables de ce RCD était… Lambert Mende. C’est à se demander s’il n’aurait pas peur d’avoir peut-être été reconnu ! NdlR)

Par Aime Kagheni

Burundi army chief escapes assassination attempt, 7 killed

Nairobi – The head of Burundi’s armed forces on Friday survived an assassination attempt in the capital Bujumbura, police said, adding that at least seven other people were killed in the attack.

There was an attack against the armed forces chief, General Prime Niyongabo, but happily he was unharmed,” Burundi’s deputy police chief, General Godefroid Bizimana, told AFP.

He said two attackers were killed in the clash, and a third arrested. Another senior police source said four bodyguards were also killed, as well as a female police officer.

Reinforcements have arrived. We are pursuing the remainder of the commandos,” Bizimana.

Another senior police source, who asked not to be named, said the attack appeared to have been “meticulously prepared”.

Tensions

It was sudden and violent. Four bodyguards were killed instantly. He managed to survive only because the driver managed to overtake a bus transporting police officers to work, and the attackers could not keep up,” said the source, adding that the attackers were wearing military uniforms and travelling in a military vehicle.

Tensions remain high in the central African nation following President Pierre Nkurunziza’s successful bid for a third term in power in July.

Nkurunziza won a highly-controversial third term in July in polls the United Nations said were not free or fair. His bid sparked an attempted coup and months of civil unrest led by opposition groups, who condemned his re-election bid as unconstitutional.

There has also been a string of killings since his re-election, including the assassination of his top security chief in a rocket attack last month.

Many have raised alarm bells at the risk of renewed conflict in Burundi, which lies in the heart of central Africa’s troubled Great Lakes region. At least 300 000 people were killed in a civil war there which ran from 1993-2006.

GOMA: CONDUCTEUR de ce JEUDI 10 SEPTEMBRE 2015

CONDUCTEUR D’ANTENNE de ce JEUDI 10 SEPTEMBRE 2015 

 

A.KINSHASA     

 

1-« Il n’y a pas d’absence de l’autorité de l’Etat dans le Masisi, comme le prétend l’honorable AYOBANGIRA. L’Etat est représenté par les autorités locales. Malheureusement, elles ne sont pas respectées par la population », déclaration du Mwami de Bashali Kahembe, dans le territoire de Masisi. Le Mwami réagissait aux propos de l’honorable AYOBANGIRA qui a parlé il y a quelques jours sur nos antennes, de l’absence de l’autorité de l’Etat dans certaines entités, depuis la suppression du poste de « Chef de poste d’encadrement administratif ». Mwami KAHEMBE INGE 4 Willy, joint au téléphone par Christian MAPENDANO… Son

 

2- Nouvelle attaque des bandits armés ce jeudi sur les positions des Fardc à Beni-territoire. L’attaque meurtrière a eu lieu  vers 08hoo locales ce matin, sur une position des FARDC à MAMOVé (lire ma-mauvais), en groupement des Batangi-Mbau, territoire de Beni. Entre 06 et 08 morts de part et d’autre, c’est le bilan provisoire, selon les sources… Christian MAPENDANO…Papier

3- A Goma, les travaux  de construction de la ligne haute tension entre Goma et Gisenyi a connu un retard. Ce projet appelé NELSAP s’est vu buter à la résistance de ceux dont l’Etat devraient exproprier les parcelles pour la construction de cette ligne électrique. Aujourd’hui, une solution a été trouvée et une commission chargée d’indemniser les personnes affectées par le projet est déjà à pied d’œuvre. Nous en parlons avec Freddy BIKUMBI… bonjour … qu’en-est-ilexactement  de ce projet pour commencer ? CONVERSE

C.NEWS LOCALES 

 

1- Poursuite, ce jeudi au tribunal militaire, des audiences en flagrance dans le procès qui oppose l’auditorat  de garnison de Goma à un soldat de 1èreclasse FARDC, accusé de l’infraction de viol d’un enfant de deux ans. L’audience de ce jour a été essentiellement consacrée à l’audition du médecin qui avait reçu et administré les premiers  soins à la victime… Récit de Gabriel Wamenya…Papier

 

2- L’activisme des fdlr reste préoccupant dans le groupement Kisimba, une centaine de Kms au nord-ouest de Goma en territoire de Walikale. Selon les sources administratives locales, deux femmes, habitantes de Kalembe qui se rendaient au champ, à Bitondi, entre Kalembe et Pinga ont été tuées, mercredi, à la machette par les FDLR. Les mêmes sources ajoutent que depuis hier, des affrontements ont encore repris entre ces rebelles hutus rwandais et le NDC/Guidon dans les villages Buhimba, Mpombi et Mutsanga, dans le même groupement. Aucun bilan n’est disponible pour l’instant...Brève

 

3- Les populations qui envahissent la partie sud du Parc national des Virunga, particulièrement dans le groupement Rusayu, une vingtaine de Km au nord-ouest de Goma, ont 4 jours à dater d’aujourd’hui pour quitter ce site. L’ultimatum est lancé par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN, à travers un communiqué rendu public ce jeudi à Goma. Dans ce document, le directeur chef de site du PNVi affirme qu’à partir de lundi prochain, une opération de déguerpissement sera lancée. Notons que l’envahissement de cette partie du PNVi a été aggravé par la présence des Fdlr rwandais  et d’autres groupes armés locaux. L’ICCN voudrait y remettre de l’ordre après des opérations contre ces rebelles, affirment les sources de l’ICCN…Brève  

4- La Coordination de l’ONG « Convention pour le Respect des Droits de l’Homme », CRDH, dénonce la concentration des présumés ADF le long de la rivière Semuliki, en territoire de Beni. C’est en groupement Bahumu, dans la chefferie des Watalinga. La CRDH craint qu’il n’y ait une réorganisation  de ces rebelles ougandais et demande aux autorités militaires d’envisager des opérations pour y faire face. Le Coordonnateur de la CRDH, Jean-Paul PALUKU NGAHANGONDO, a été joint au téléphone par Christian MAPENDANO…Son

Pied : Les autorités militaires congolaises ont annoncé à plusieurs reprises avoir réduit la capacité de nuisance de ces rebelles ougandais dans le territoire de Beni, grâce aux opérations Sokola 1.

 

5-Plusieurs organisations et personnalités du Nord-kivu, dont Radio Okapi, viennent d’être honorées par l’Ong Transmission de la langue française, TLF. C’est pour leur implication dans la promotion des actions de développement, de la gouvernance démocratique mais aussi la lutte contre la vulnérabilité en RDC.  Pour les responsables de cette organisation, Radio Okapi a été sélectionnée après un sondage mené par TLF à l’issue du projet de tournage du film « quiproquo électoral » visant la sensibilisation pour des élections apaisées en RDC. C’est comme le dit, ici, Benjamin Bahati Mwaze, coordonnateur national de la TLF [en Swahili, Mme Célestine Nabahavu, coordonnatrice de TLF antenne de Goma.]. Il [elle] est au micro de Bernardin Nyangi…Son

6- A Goma, 8 jours viennent de passer, ce jeudi, depuis l’enlèvement de Mlle Masika Adeline, étudiante en 2ème année de licence en droit, à l’UNIGOM et activiste des droits de l’Homme.  Elle a été enlevée par des inconnus depuis le 2 septembre dernier, dans des circonstances non encore élucidées, indique la Voie des Opprimés pour les Droits de l’Homme. Une Ong locale dont la victime est animatrice. Pour le coordinateur de cette Ong, les ravisseurs, par un numéro inconnu ont appelé la famille de la victime, pour exiger une rançon de 20 mille dollars jusque-là difficile à réunir. Mr. Janvier KERWISHI demande l’intervention des services de sécurité et du gouvernement provincial pour la libération de l’otage.   

  1. GRANDS FORMATS

 

A.DOSSIER: Un regard sur les travaux de construction de la ligne haute tension entre GOMA et GISENYI dans le cadre du projet NELSAP de la SNEL. Ces travaux ont connu un retard à cause de la résistance des personnes expropriées de leurs parcelles. Mais depuis ce mercredi, l’indemnisation de ces personnes  a déjà commencé.  En quoi ce projet est-il important pour les populations du Nord Kivu ? Vous le saurez dans ce dossier du jour signé Freddy BIKUMBI…

B.INVITE: C’est depuis le 05 août dernier que l’aéroport International de Goma a commencé à recevoir des vols internationaux. Depuis, des  promesses de modernisation de cet aéroport ont été faites, notamment par le chef de l’Etat lui-même. Qu’est-ce qui est déjà fait dans ce domaine ? Qu’est-ce qui reste à faire ? Voilà, entre autres, questions que Sekombi Katondolo a posées ce jeudi au Commandant de l’aéroport international de Goma, Gédéon Mangolopa, qui est notre invité aujourd’hui : suivez leur entretien …

  1. MAGAZINE: C’est  au total huit personnes adultes qui ont terminé, mardi dernier au collectif Alpha Ujuvi de Goma, une formation de 6 mois en alphabétisation. Il s’agit de deux hommes et six femmes. Ils ont obtenu leurs brevets de fin de formation à la faveur de la célébration de la journée internationale de l’alphabétisation, le 8 septembre de chaque année. Revivons l’ambiance de cette journée, dans cette page magazine préparée par Bernardine Diambu et rendue par Marc Maro Fimbo…

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