Nord-Kivu: la présence des FDLR crée la panique dans 2 villages de Lubero

Nord-Kivu: la présence des FDLR crée la panique dans 2 villages de Lubero
Une panique a gagné les habitants des localités de Bukomerwa et Mighobwe, en territoire de Lubero (Nord-Kivu) à la suite de la présence d’une dizaine de rebelles FDLR autour de leurs villages. Selon des sources de la région, ces rebelles rwandais, bien armés, ont pris position dans les champs des populations de ces deux localités situées à environ 200 km de Goma.
Des sources administratives de la région affirment que ces FDLR ont même récolté les produits des champs des habitants de Matsiva, un autre village voisin.
Craignant une attaque imminente de l’armée congolaise, les rebelles approchent des villages du sud de Lubero dans le but de se mêler à la population civile, indiquent pour leur part des sources sécuritaires.
Les responsables de l’armée dans cette zone affirment avoir pris toutes les dispositions pour protéger la population du Sud de Lubero.
Les FARDC ont lancé fin janvier dernier une opération militaire contre les rebelles rwandais des FDLR refractaires au désarmement volontaire. Le général Léon Mushale, le commandant de la troisième zone de défense de l’armée congolaise a déclaré mardi dernier que l’armée a délogé les FDLR de 35 localités dont 21 sont situées au Sud-Kivu et 14 dans la partie sud du parc des Virunga, au Nord-Kivu. La même source avait précisé que les militaires congolais ont également neutralisés 237 rebelles FDLR dont 13 ont été tués.

By Fanny

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L’opposition qualifie de crime contre l’humanité le charnier de Maluku

L’opposition qualifie de crime contre l’humanité le charnier de Maluku

Dans une déclaration politique faite ce jeudi 9 avril 2015 à Kinshasa, les principaux acteurs politiques de l’opposition ainsi que des responsables de la société civile ont qualifié de crime contre l’humanité le charnier de Maluku et demandent que les acteurs et les commanditaires soient démasqués et poursuivis.

Les opposants ont dénoncé l’enterrement en catimini et aux heures indues de plus de 425 personnes au mépris de la loi, une inhumation qui soulève des problèmes environnementaux et de santé publique.

Pour les acteurs politiques de l’opposition, de la société civile et de la diaspora, ces morts pourraient être les victimes des manifestations anti-révision de la Loi électorale du 19 au 25 janvier 2015.

Les opposants ont décrété un deuil national de 3 jours. Pendant ce temps, aux sièges de leurs partis politiques des structures d’information sont organisées en vue de recueillir des informations sur les personnes enlevées et portées disparues depuis les événement de janvier 2015.

Il convient de signaler que l’opposition s’est réunie en séance spéciale ce mercredi 8 et jeudi 9 avril 2015 en vue d’examiner la situation douloureuse du charnier de Maluku.

Ci-dessous la déclaration de l’opposition lue par l’Honorable Ingele Ifoto, Modérateur du jour.

par Fanny Kahindo