FDLR : l’opération « Sukola 2 » lancée hier jeudi

30 janvier 2015
FDLR : l’opération « Sukola 2 » lancée hier jeudi

Le chef d’Etat-major général des FARDC, le général Etumba, a personnellement donné le coup d’envoi de la traque contre les rebelles Hutu rwandais menée avec l’appui de la MONUSCO.

Il ressort d’un point de presse tenu jeudi à Bei dans le Nord Kivu, par chef d’Etat-major général des FARDC, le Général Didier Etumba accompagné du commandant des forces de la Monusco, que les FARDC se sont engagées dans le désarmement forcé des rebelles rwandais des forces démocratiques pour la libération du Rwanda, FDLR en sigle.
“Aujourd’hui donc, nous lançons en tant que Forces Armées de la RDC, des nouvelles opérations cotre ces FDLR pour les contraindre à déposer les armes “, a déclaré le général Etumba qui précise que nous avons encore une fois le soutien de la MONUSCO pour ces opérations.

Plus de 1000 combattants FDLR opèrent encore dans la région.
Estimés à plus de mille, les combattants FDLR seront désarmés de gré ou de force. “ Nous nous sommes mis d’accord avec la MONUSCO pour mettre les 2. 4000 rebelles œuvrant encore dans la partie mise à feu et à sang, hors d’état de nuire.

Qui plus est, l’armée et la MONUSCO vont régulièrement évaluer la situation. L’évaluation portera aussi bien au niveau tactique qu’opérationnelle mais aussi au niveau stratégique, ont souligné le général des FARDC et le commandant de la MON USCO.

Cette opération contre les FDLR s’inscrit dans le cadre des opérations ”Sukola2” ont souligné le général Etumba et le commandant des forces de la MONUSCO, le général Dos Santos Cruz dont les forces de la MONUSCO mettront à la disposition des FARDC et conformément à tous mandat pour appuyer les FARDC dans le désarmement des FDLR.

A noter que l’opération Sukola 2 “ se lance contre les rebelles des FDLR. Ceux-ci sont composés des combattants hutus qui avaient traversé, la frontière après le génocide de 1994.
Les forces rebelles sont régulièrement accusées d’exactions sur les populations civiles dans les territoires qu’ils ont occupés notamment au Nord et au Sud Kivu.
Rappelons que la conférence internationale pour la région des grands lacs (CICRGL) et la communauté des Etats de l’Afrique australe avait lancé un ultimatum de six mois qui a pris fin le 2 janvier 2015 pour désarmer volontairement. Seuls 268 combattants ont suivi l’appel des FARDC et de la MONUSCO. Les réfractaires n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

par Berth T.

RDCongo: Alerte sur un nouveau remaniement

Alerte sur un nouveau remaniement

A peine mis en place, le gouvernement Matata II dit de cohésion nationale, fait ses premiers pas dans la zone de turbulence. En effet, après près d’un mois d’existence, le rôle joué par certains leaders politiques après les journées de manifestation à Kinshasa, remet en cause la cohésion de l’action gouvernementale.

Déjà entre le Sénat et l’Assemblée nationale, les fissures sont perceptibles. Il serait reproché à la Chambre haute du. Parlement d’avoir ouvert la brèche sur l’alinéa 3. Le rôle joué par le président du Sénat de surcroît, autorité morale de l’Opposition Républicaine, n’aurait pas été apprécié par certains cadres de la Majorité présidentielle qui l’assimile à la traîtrise. Nul n’est besoin de rappeler que dans ce gouvernement issu des Concertations nationales, la plate-forme Opposition Républicaine s’est taillée la part du lion créant ainsi un certain déséquilibre macro-politique au sein du gouvernement. Le parti de Modeste Bahati, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) ne s’en est pas caché. Il a estimé dans son mécontentement que son parti était peu représenté dans cette équipe alors qu’il constitue la troisième force politique de la Majorité en terme du nombre de députés. L’AFDC aligne, de ce fait, 43 députés et 3 sénateurs.
Ce parti qui se considère comme.fidèle allié de la MP, ne comprend pas que le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale soit, érigé en vice-primature lors du dernier remaniement alors qu’il était un “ simple » ministère quand Modeste Bahati le dirigeait. Le parti de Bahati accepte à son corps défendant l’entrée au gouvernement des opposants qui ont eu à insulter le Chef de l’Etat, au détriment de certains, partis de la majorité.

Conséquences

Le jeune gouvernement Matata II s’est nettement fragilisé après les turbulences sanglantes qui ont secoués Kinshasa. Le Sénat aurait attendu de récupérer la balle au bond quand la loi électorale lui a été soumise après son adoption à l’Assemblée nationale. La gestion de la crise n’a pas été du goût des cadres de la Majorité qui estiment qu’il faille recadrer aujourd’hui les données au sein du gouvernement de cohésion nationale où les mêmes pourfendeurs qui occupent les postes- clés jouent à la fourberie. La Chambre haute aura d’une façon ou d’une autre cherché à humilier la Chambre basse du Parlement dans l’approche de l’alinéa3 de l’article 8 de la Loi électorale. Kengo, de part son statut de partenaire du gouvernement, devrait consulter Minaku et requérir l’avis du chef de l’Etat, pour dégager une position commune de la Majorité au pouvoir par rapport à ‘la crise. Ce qui n’a pas été fait. De bonnes sources, il nous revient d’apprendre que la gestion de cette crise a permis d’étaIer au grand jour les divergences entre les animateurs des deux Chambres – du Parlement.
Plutôt que de rentrer dans la logique du Sénat dans l’amendement de l’alinéa 3, le président de l’Assemblée nationale a carrément opté pour son retrait. Aussi, dans son mot de clôture de la session extraordinaire, Aubin Minaku qui n’a pas ménagé Kengo a parlé sans ambages, de légitimité directe et de légitimité actuelle pour ainsi dénoncer la longévité d’un Sénat en mal de repositionnement dans l’opinion qui a cherché à redorer son blason terni en tenant de rebondir.

Par voie de conséquence, les vice-Premier ministre, ministres et vice-ministres désigné sur la liste de l’Opposition Républicaine, risquent ainsi d’en payer le prix. C’est ainsi qu’on parle de l’imminence d’un remaniement.

Posté le: 30 January 2015
By Berthe T

SA heads for new DRC war

SA heads for new DRC war

Over 1000 South African troops are to go into battle with rebels in the Democratic Republic of Congo.
The government yesterday announced that a confrontation with Forces for Democratic Liberation of Rwanda in the Democratic Republic of Congo was “inevitable”.
Four thousand FDLR soldiers, many of whom were involved in the 1994 Rwandan genocide, terrorise the eastern DRC.
The looming fight comes after the FDLR ignored the UN’s January 2 disarmament deadline.
Department of International Relations and Cooperation spokesman Clayson Monyela said: “The FDLR has failed to comply with the deadline. It renders a military option inevitable.”
South Africa has 1000 troops in the DRC as part of the UN’s Force Intervention Brigade, which is tasked with “neutralising” threats to the region.
Last year, South African troops fought against M23 rebels in several fierce battles.
Military analyst Helmoed Heitman warned the latest task will not be easy.
“Defeating the M23 was luck. It helped that they were caught by surprise by South Africa’s attack helicopters.
“Like any other guerrilla force, they simply disappeared into the forests. They were not defeated.”
Heitman said FDLR, while not as organised as the M23, had been around longer and was battle-hardened.
“They will be difficult to fight. Although not as sophisticated [as the M23], they must be found to be defeated. Once found, an effective military presence must be maintained. Like any guerrilla war this will take nearly a decade.
“The FDLR won’t take on heavily armed South Africans. It will be guerrilla warfare, where, for counter-insurgency operations, 10 troops are needed for every one guerrilla. This is because of their terrain knowledge and blending in with civilians. [Our] troops need to protect both civilians and property while fighting.
“Stabilising an area requires 20 troops per 1000 population. With over 6.5million people in this area it requires 130000 troops.”

DR. Congo Security: Four reasons military operations against the FDLR will have limited success

TUESDAY, JANUARY 6, 2015

Four reasons military operations against the FDLR will have limited success
The deadline provided by the United Nations, the ICGLR and SADC for the FDLR to demobilize expired on Friday. Almost immediately, the UN and Congolese army launched military operations ––not against the FDLR, but against the FNL, Burundian rebels who have several small bases in the Rusizi Plain in South Kivu. The UN said that this attack was a way of clearing the ground for a broader offensive against the FDLR in the coming days.

It is not clear why the UN and the Congolese felt that it was necessary to get rid of the FNL bases first––the FDLR are located in the mountains overlooking the Rusizi Plain; there are ways to get to their positions without going through the FNL positions. Nonetheless, the Congolese army and its UN counterparts have been planning operations against the FDLR for several months, and we are likely to smell more gunpowder in coming days, probably after the meetings of regional heads of state, to be held in Luanda next week.

And yet, despite all this talk about military operations, here are some reasons why they are not––at least, not alone––going to produce a solution:

The Congo is vast and the FDLR is no mood to fight: The FDLR is not like the M23 or other Congolese armed groups––it will not stand and fight, and has no sense of “homeland”, at least not in the Congo. The FDLR operates over an area roughly the size of Belgium or Maryland, and covered in impenetrable forests, marshes, and ragged mountains. Attacking the group is like squeezing a balloon: the FDLR will simply run;
The United Nations peacekeeping force is divided internally: Yes, the mission has said on many occasions it will launch operations against the FDLR. But it recently moved the HQ of its Force Intervention Brigade––the South African, Tanzanian, and Malawian troops who have a more aggressive mandate––to Beni, where a string of massacres has killed more than 200 since October. A senior MONUSCO commander recently suggested, in private, that the situation of Beni is of much greater humanitarian concern than the FDLR. In addition, regional tensions between Rwanda on one side and Tanzania and South Africa on the other have complicated matters. The Tanzanian government has been reluctant to move against the FDLR, going so far as to call them “freedom fighters,” while the South African government has also dragged its feet;
It’s the Congolese population that suffers from military operations against the FDLR: A lot. The UN uncovered evidence in 2009 that the FDLR used the massacre of civilians as a means of pressure against the international community. It could do so again. In 2009, almost a million people were displaced in the space of a year during ham-fisted operations by the Congolese and Rwandan armies. To minimize the backlash, operations would have to be extremely targeted, and it isn’t clear whether the UN and the Congolese army have that sort of special forces capability;
There is no exit valve for FDLR commanders: Few are the rebellions that are defeated by military might alone. Almost all combine a carrot and stick. In this case, the only option that senior FDLR commanders have to fighting is to return to Rwanda, where they face a life of poverty and possible arrest. There is a well-oiled demobilization program for rank-and-file combatants, but only ad hoc arrangements for individual commanders.
This latter point is no longer written in stone. Over the past year, real momentum has finally built around the idea of providing a third country of exile to FDLR who are not war criminals (an idea that myself and others promoted as far back as 2005). The idea is to to facilitate the departure––without amnesty, of course––of FDLR commanders who are not on any list of génocidaires or war criminals, probably over 80-90% of all senior officers, to other African countries. Senior diplomats from the region have begun working on this, although the Rwandan government has insisted that military operations must precede progress on this. To my mind, it isn’t clear that Rwanda has the standing to block this option, especially if the people concerned are not on any representative list of war criminals––after all, it is Congolese citizens, not Rwandans, who are currently suffering under the FDLR occupation.

All of this is not to say military operations are not part of the solution. There most likely are, although they should be much better planned-out than in the past. But they are not the whole solution, and that should be recognized.
POSTED BY JASON STEARNS AT 7:36 PM

RDC/Lambert Mende : ‘‘ le gouverneur du Katanga a intérêt à ne pas dépasser les limites’’ (KINSHASA)-

Lambert Mende : ‘‘ le gouverneur du Katanga a intérêt à ne pas dépasser les limites’’
(KINSHASA)-

Après la mise en garde de Joseph Kabila, Moise Katumbi, le populaire gouverneur du Katanga est encore rappelé à l’ordre par le gouvernement de Kinshasa.
Le ministre de la communication et médias, Lambert Mende a indiqué sans mâcher les
mots que Moise Katumbi a intérêt à ne pas dépasser les limites s’il veut rester au
pouvoir. Il s’exprimait vendredi devant la presse à Kinshasa. Lambert Mende a pris le
devant pour tenter de justifier l’absence du gouverneur et du président de l’assemblée provinciale du Katanga lors de la rencontre entre le président Kabila et les notables katangais. Pour lui, les  deux responsables n’ont peut-être pas été invités. ‘‘Posez-vous la question, si le  président les a invité ?’’, a-t-il déclaré. Au sujet des déclarations tenues par Moise Katumbi et Gabriel Kyungu wa Kumwanza, le porte-parole du gouvernement affirme qu’on ne devient pas martyr quand on critique le régime. Il a cité l’exemple de Pierre Lumbi, conseiller spécial en matière de sécurité du président Kabila.
Il s’est prononcé, dit-il, contre la révision constitutionnelle mais il n’a jamais été chassé. Par contre, le gouvernement a salué le ton ferme et l’humour utilisé par le chef de l’état lors de cette rencontre. ‘‘ Il est resté au-dessus de la mêlée et a rappelé quelques principes fondamentaux de l’état’’, a-t-il assuré. Mende a insisté en avertissant ceux qui rêvent des plaies et des bosses, qu’ils peuvent être eux-mêmes  les premières victimes. Le porte-parole du gouvernement s’est félicité que le président Kabila ait coupé court aux controverses inutiles sur le découpage territorial. Aucune province ne peut se
comporter comme un état indépendant, a-t-il fait savoir. Au sujet de l’arrestation à
Makala de l’ancien député Vano Kiboko, Lambert Mende pense que le parquet est
mieux placé pour donner les vrais motifs de son incarcération. Le président de la
convention des congolais unis s’est réfugié derrière la séparation des pouvoirs se
refusant de commenter la décision de justice.

Wivine

SCANDALE EN RDC: LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LAISSE VIOLER LA CONSTITUTION PAR SES MINISTRES!!!!

L’article 97 de la Constitution du 18/02/2006, qui consacre l’incompatibilité des fonctions ministérielles avec toute responsabilité au sein des partis politiques, est l’objet d’une violation massive de la part des membres de l’Exécutif National Congolais sans la moindre réaction du Premier Ministre MATATA PONYO, ni celle  du garant de la Constitution qu’est le Président de la République, moins encore celle de l’Assemblée Nationale censée contrôler le Gouvernement.

Tout le monde semble avoir décidé de fouler aux pieds la Loi Fondamentale et la morale au profit on ne sait de quoi!!!

Pour rappel, une fois investi Premier Ministre en 2007, le Patriarche ANTOINE GIZENGA a montré l’exemple en 2007 en se retirant officiellement de son poste de Secrétaire Général du PALU, tout en obligeants tous les membres de son équipe a renoncer à leurs responsabilités partisanes avant de prendre leurs charges ministérielles.

Mais ce comportent semble appartenir au passé.

Tenez: la nouvelle équipe au pouvoir semble cracher sur cette obligation constitutionnelle et ne semble pas se gêner  de le  montrer au grand jour, sûre de son impunité e dépit de l’exemple scandaleusement immoral donné à la jeunesse.

Chose grave, ces attitudes sont constatées dans le chef de personnalités ayant des grands diplômes ou dirigeants des départements liées a l’éducation de la jeunesse, une façon de détruire les générations futures qui risquent d’imiter ces attitudes frisant l’indiscipline.

Pour heureuse mémoire, il a fallu juste que le Gouvernement soit publié pour que BAHATI LUKWEBO ministre de l’économie de son état et enseignant à l’Université,  passe à la RFI  pour dénoncer la petite part octroyée selon lui a son AFDC chéri dont il prétend être le Président National en violation des normes.

cr

Vient ensuite le tour de JEAN NENGBANGBA, ministre de l’enseignement technique et professionnel, qui revendique la présidence du RCD/KML tout en étant membre du Gouvernement.

Mais la grosse surprise vient de THOMAS LUHAKA, enseignant en Droit Public à l’université et Président de l’Assemblée Nationale lors de l’adoption de l’actuelle constitution qui viole étonnement cette dernière en revendiquant jusqu’à ce jour être le Secrétaire Général du MLC tout en étant Vice Premier ministre.

Cependant le plus grand scandale vient du Docteur KABANGE NUMBI, ministre de la santé. Ce dernier vient de passer des semaines de campagne politique au Katanga où ses activités sont présentées à la presse comme celle du Président de l’ECT.

Pendant que le pays a besoin de ministres au postes, ce dernier à peine reconduit est en campagne pour expliquer le bien fondé de la modification de la Constitution qu’il a juré de respecter et ceci totalement en dehors des termes de référence de sa mission qui est officiellement de faire inspection de l’état de la santé au Katanga.

Il y a ici manifestement tricherie et détournement des moyens publics à des fins partisanes, sans compter l’abandon de poste.

Ce ministre multiplie en effet les réunions de son parti et les meetings sans la moindre réaction de son Premier Ministre.

Nous croyons sincèrement que tout ceci est honteux pour des intellectuels de ce niveau et salit encore une fois l’image de la République.

Il n’est jamais trop tard pour se corriger, c’est pourquoi nous appelons humblement le Premier Ministre, le Bureau de l’Assemblée Nationale et le Chef de l’État à prendre leurs responsabilités face à cette scandaleuse dérive de ceux qui sont censés être les exemples et dont le comportement frise la délinquance.

Le cas échéant, nous seront obligé de conclure à leur responsabilité complice dans cette inadmissible injure au socle de notre système politique qu’est la Constitution.

QUE DIEU Bénisse LE CONGO!!!

De Goma,

HONORABLE Jean-Louis Ernest KYAVIRO MALEMO

RDCongo: Crise Politique /Faux penalties : Mende attaque katumbi

Après avoir longtemps tergiversée sur l’interprétation à donner à la métaphore des faux penalties du populaire gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, la Majorité présidentielle vient finalement de se rendre à l’évidence qu’il n’est plus des leurs. La métaphore de Katumbi était pourtant une lapalissade.

La dernière réaction est celle du ministre des Medias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, qui dit que les propos de Katumbi ont « jeté le discrédit sur le président de la République ».

C’était au cours d’un point de presse tenu hier mardi 6 janvier 15 en son cabinet de travail que Mende s’est exprimé sur l’affaire Katumbi. Mende a aussi dit de Katumbi « qu’il a calomnié Joseph Kabila » avec son allégorie footballistique surtout quand le président du Tout-Puissant Mazembe a évoqué la possibilité d’un troisième pénalty. Car selon l’ancien porte-parole du RCD-Goma, Kabila ne s’est jamais prononcé pour un troisième mandat.

Les propos de Katumbi ont selon Mende, « créés un malaise dans la Majorité ». Le porte-parole du gouvernement s’est dit aussi embêté par les propos du président de l’Assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza. Kyungu n’avait pas usé d’un langage imagé comme Katumbi. « Baba », surnom de Kyungu, avait dit que Malu Malu (président de la Ceni) organise vite les élections pour qu’on en finisse. Kyungu faisait allusion à la présidentielle de 2016.

Il avait clos son speech en disant qu’il n’admettrait pas une quelconque prolongation. Son coup de pied au régime était de plus en plus clair. La dissidence de Katumbi et Kyungu est donc claire comme l’eau de roche.

A la Majorité de les exclure au lieu de se rendre ridicule en leur adressant des demandes de clarification de leurs propos que les deux intéressés ignorent superbement. Cette dissidence rappelle celle d’un autre poids lourd de la scène politique rd-congolaise : Vital Kamerhe, allégorie footballistique oblige, on l’appelait alors l’attaquant de pointe et de base dans la Majorité.

Après avoir perdu Lionel Messi (VK), la Majorité vient de perdre Cristiano Ronaldo (MK) car Moïse Katumbi est un fervent supporteur du Real de Madrid. Et Kyungu est aussi une perte importante pour la Kabilie. Son influence au Katanga n’est pas à démontrer.

Les départs de toutes ces éminentes personnalités de la Majorité sont révélateurs d’un fait : l’échec par Kabila de gérer les ambitions de ses partenaires politiques qui du reste sont légitimes.

En bouchant l’horizon politique, en ne voulant pas se prononcer clairement sur la fin de sa carrière politique, en la jouant solo, Kabila a blasé ses partenaires politiques et a divisé son propre camp. Il n’a rien voulu entendre quand on lui suggérait d’organiser une sorte de primaire dans son camp pour désigner son dauphin, il n’avait qu’un seul mot à la bouche « distraction » ou encore « il faut adapter notre démocratie ».

By Wivine